‹ Contribution à l'Étude de la Spondylose RhizoméliqueChapitre 32 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De l’étude que nous venons de faire, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1° La spondylose rhizomélique doit être considérée actuellement comme une entité morbide spéciale ; aucun lien ne permet de la rattacher aux autres variétés d’ankylose vertébrale. Elle ne rentre pas dans le cadre du rhumatisme chronique.

2° Anatomiquement, la raréfaction osseuse, véritable trouble trophique, est la lésion primordiale ; l’ossification ligamentaire n'apparaît qu’ensuite pour limiter les déformations squelettiques ; elle constitue un véritable processus de guérison.

3° Cliniquement, l’évolution se prolonge pendant de longues années ; si les lésions frappent par élection le rachis et les articulations des ceintures, il n’est pas un os, une articulation qui ne puissent être atteints.

Les douleurs signent l’activité du processus. Leur disparition coïncide avec la guérison anatomique de la maladie, lorsque l’équilibre général du squelette s’est rétabli par une adaptation fonctionnelle nouvelle.

4° Etiologiquement, à toutes les causes invoquées jusqu’à présent nous pensons que l’on peut ajouter le éraumatisme, en ne lui accordant d’ailleurs, ainsi qu'aux

diverses infections, qu’une valeur toute relative. Blennorragie, tuberculose, syphilis et traumatisme ne jouent pour nous qu’un rôle occasionnel. La cause déterminante de cette maladie vraiment générale du squelette doit être attribuée à des troubles endocriniens. À ce point de vue, nous donnons une place prépondérante à l’hyperparathyroïdisme.

5° Des résultats thérapeutiques pourront être obtenus en s’orientant dans cette voie.

Quant à la correction chirurgicale des attitudes vicieuses secondaires à l’ankylose, elle ne saurait être tentée que lorsque l’évolution du processus est arrêtée depuis longtemps.

Vu et permis d'imprimer :

M. S. CHARLÉTY.

Vu : Le Président de la Thèse, Vu : Le Doyen,

M. LENORMANT. M. BALTHAZARD.

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