‹ Contribution à l'étude de la sténose trachéaleChapitre 11 sur 29 · Sténoses trachéales et sténoses laryngées · texte numérisé non relu

Sténoses trachéales et sténoses laryngées

Si dans les deux cas les troubles fonctionnels se ressemblent, il est des signes cliniques permettant de les différencier l’une de l’autre.

Dans la sténose trachéale :

1° La dyspnée au lieu d’être uniquement inspiratoire porte sur les deux temps de la respiration avec une certaine prédominance à l'inspiration, mais celle-ci est moins pénible et moins longue que dans le cas de stricture laryngée.

2° Le larynx est immobilisé même dans linspiration forcée; dans les rétrécissements du iarynx au contraire, celui-ci s’abaisse dans l'inspiration. La limitation du mouvement vertical de cet organe, associé à des phénomènes de dyspnée, est un signe Caractéristique de trachéosténose (Gerhardt).

3° La tête est fléchie en avant, alors qu’elle est portée en arrière dans la sténose laryngée. Cependant dans un cas de Moissenet ce caractère distinctif faisait défaut et depuis sa valeur à été souvent contestée.

40 La voix est légèrement altérée, ne subissant aucune modification dans 13 % des cas, tandis qu’elle est sans timbre, rauque ou soufflée dans la sténose laryngée.

TON, o CAD rx 4 », LL » LÉ Re -A l 1 PA 0 Se Es ou 7 " : 2 y

O6 5° La palpation et le stéthoscope permettent la localisation du

bruit respiratoire à la trachée.

6° La toux présente les caractères d’une toux de compression

(Garel).

Krishaber a enfin fait remarquer qu'après la trachéotomie et l'introduction d’une canule fenétrée, si la gêne respiratoire persiste, l'obstacle est laryngé; au contraire la respiration étant libre si elle devient difficile après l’ablation de la canule, l'obstacle est trachéal ou bronchique.

Page 1