‹ Contribution à l'étude de la sténose trachéaleChapitre 17 sur 29 · PE (ES · texte numérisé non relu

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A) Dans la sérosité. On le découvre par l'un des trois procédés suivants :

a) À l’état frais sans coloration, par l’ultra-microscope. Après mise au point de l'appareil, on dispose entre lame et lamelle une gouttelette de la sérosité à examiner. Le tréponème apparaît sous la forme d’un petit filament spiralé de 6 à 14 » de longueur, réfringent, très brillant et mobile.

b) Après coloration au bleu de Giemsa, on le découvre en rose pâle ou en bleu. {

c) Après coloration par la méthode de Tribondeau-Fontana, basée sur l'emploi du nitrate d'argent ammoniacal, les spirochètes apparaissent colorés en brun jaunâtre ou noirâtre, d’une netteté parfaite. C’est actuellement le meilleur procédé, simple, rapide et donnant d'excellents résultats.

B) Dans les tissus. Le treponeme peut y être recherché par les différentes méthodes d’imprégnation argentique, dont le meilleur est celle de Levaditi-Manouelian.

2° Examen biopsique. — Les lésions syphilitiques se présentent sous la forme d’un follicule infectieux élémentaire. Les spirochètes sont phacocytés dans une cellule géante spécifique que rien autre ne différencie d’une cellule géante tuberculeuse. A sa périphérie, la zone de macrophages épithélioïdes peut être la même que dans le follicule bacillaire, ainsi que la bordure extérieure leucocytaire.

Souvent les désordres sont beaucoup moins schématiques : les cellules géantes font souvent défaut au centre des follicules syphilitiques élémentaires, ainsi qu'à la périphérie du nodule.

Aussi l'examen biopsique n'implique un diagnostic de certitude que si l’on y constate des tréponèmes.

3° Réactions de fixation du complément :

a) De Bordet-Wassermann.

b) De Calmette et Massol.

a) Réaction de fixation de Bordet-Wassermann. — A la période tertiaire de la syphilis, la seule où l’on observe des sténoses trachéales spécifiques, cette réaction est positive. dans 80 à 85 % des cas. C’est dire toute l'importance que nous pouvons attacher

AE Gone à cette épreuve de laboratoire pour éclairer la nature de lésions difficiles à diagnostiquer. Mais il est juste de ne pas attribuer à cette réaction toute sa valeur d'autrefois et d'admettre les criti-

ques formulées à cet égard par Ravault, ainsi que ses conclu- SiOns :

« 1. La réaction de Wassermann ne vaut que par la signature qui l'accompagne.

»-2. Chez le syphilitique avéré, le Wassermann positif confirme le diagnostic. En revanche la réaction peut être négative, alors que le malade présente des accidents cutanés ou viscéraux en pleine activité; une réaction négative ne permet donc pas d’'éliminer la syphilis. |

» 3. Chez un malade soupçonné de syphilis, le Wassermann doit être considéré comme un symptôme d'appoint qui avec d’autres manifestations peut contribuer à établir le diagnostic.

» 4. Chez un malade qui ne présente aucun signe de syphilis, le Wassermann constamment positif indique de rechercher la syphilis. A elle seule elle ne saurait autoriser le diagnostic. »

En pratique cependant, une réaction positive, surtout d’une façon répétée et faite suivant une technique convenable, permet d'affirmer la syphilis, mais négative elle n'autorise pas à Wéliminer.

b) Réaction de fixation de Calmette et Massol. Sa valeur paraît plus grande. En effet, les causes d'erreur de la réaction de Wassermann sont dues à ce qu'il utilise des doses variables d’antigène en présence d’une quantité toujours uniforme d’alexine. D’après Calmette et Massol cette méthode fausse souvent le diagnostic quand l’antigène et le sérum à expertiser possèdent tous deux un pouvoir complémentaire partiel qui s’additionne dans les tubes de réaction. IIs ont donc paré à ces inconvénients en utilisant une dose fixe d’antigène mise en présence de doses progressives d’alexine, comme pour le séro-diagnostic de la tuberculose.

Les résultats ainsi obtenus se sont montrés bien supérieurs à ceux fournis par le Wassermann. C’est ainsi que cette méthode a permis à Mathis de prouver que contrairement à ce que plusieurs

auteurs avançaient, la réaction est négative dans le paludisme, la lèpre, l'angine ulcéro-membraneuse de Moure.

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