‹ Contribution à l'étude de la sténose trachéaleChapitre 16 sur 29 · Tuberculose · texte numérisé non relu

Tuberculose

Les moyens dont dispose le laboratoire sont ici plus nombreux et comprennent :

j° La recherche du bacille de Koch dans les crachats ou les tissus.

2° L’inoculation au cobaye.

3° L'examen biopsique.

4° Le séro-diagnostic.

5° La réaction à la tuberculine.

6° La réaction de fixation du complément.

1° Recherche des bacilles : Elle se fera dans les crachats par l'examen d’un frottis coloré au Ziehl et au bleu de méthylène (après homogénéisation dans les cas où ils sont rares et diffiches à découvrir); dans les tissus par coloration au Ziehl modifié (à froid pendant 30 minutes). Les bacilles apparaissent en rouge sur fond bleu. |

2° Jinoculation au cobaye : La technique est fort simple; elle consiste à inoculer à l’animal au niveau de l'abdomen des mucosités expectorées par le malade, ou une parcelle du fragment de biopsie. Si ces produits sont tuberculeux le cobaye ne tardera pas à mourir d’une tuberculose généralisée ou présentera, cinq ou six semaines après l’inoculation, un chancre tuberculeux à la région abdominale. Dans les follicules ainsi apparues on retrouvera du bacille de Koch. Cette épreuve positive est la seule avec la découverte du bacille dans les crachats ou les tissus, permettant un diagnostic de certitude. Négative elle ne permet pas, par contre, d'éliminer la tuberculose.

3° Examen biopsique : À examen anatomo-pathologique on constatera la présence d’une infiltration épithélioïde généralisée ou de lésions nodulaires avec des follicules typiques (cellules géantes, couronne épithélioïde, couronne lymphoïde, anneau fibreux). II faut cependant se rappeler que ces lésions qui auraient été autrefois reconnues spécifiques ont perdu beaucoup de leur valeur, puisqu'on peut les rencontrer dans d’autres réactions in- Îlammatoires torpides (syphilis, mycoses, etc.). Ceci implique la nécessité pour avoir un diagnostic de certitude de rechercher dans les tissus le bacille de Koch suivant la méthode indiquée plus haut.

4° Séro-diagnostic : C’est l'application par. Arloing et P. Courmont de la séro-agglutination de Widal au diagnostic de la tuberculose. Mais elle n’a qu’une valeur partielle, ayant été trouvée positive chez des individus non tuberculeux atteints de certaines maladies infectieuses (paludisme par exemple). Négative

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5° Réactions à la tuberculine : Ces diverses réactions sont basées sur le fait suivant : tout individu qui à un moment quelconque de son existence subit une infection tuberculeuse, si légère soit-elle, reste sensibilisé vis-à-vis de la toxine tuberculeuse, en particulier vis-à-vis de la tuberculine; il se trouve en état d'allergie. Mais la tuberculino-réaction, qui met en évidence’ cette hyper-sensibilité, est si spécitique qu'elle signale aussi bien une tuberculose latente ou éteinte qu’une bacillose au début. Dans les grandes agglomérations, 90 à 95 % des adultes réagissent. Aussi cette réaction a-t-elle actuellement une valeur plutôt pronostique que diagnostique.

6° Réaction de fixation du complément : C’est l'application à la tuberculose de la réaction de Bordet-Wassermann. Dès 1901 Widal et Lesourd avaient obtenu une réaction positive en mettant en présence du sérum tuberculeux un antigène constitué par des corps bacillaires. A la même époque Camus et Pagniez appliquaient la réaction en utilisant ja tuberculine. Maïs la mise au point ne s’est faite que ces derniers temps après lapparition des antigènes de Calmette et de Besredka (le premier peptoné, le deuxième fabriqué à partir d’une culture à obtenir dans le milieu à l'œuf de Besredka). Cette épreuve est très sensible. Mais comme le séro-diagnostic, elle s'est montrée positive chez des syphilitiques et des paludéens; aussi sa valeur est-elle contestée et n'est-elle considérée absoiue que si elle est négative.

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