‹ Contribution à l'étude de la sténose trachéaleChapitre 22 sur 29 · Cancer · texte numérisé non relu

Cancer

Dans la sténose cancéreuse, le traitement jusqu'ici n’a été que chirurgical, rarement curatif. Pour qu’il soit radical, il faut un diagnostic très précoce alors que le mal est encore très limité et endotrachéal. Mais même dans ces conditions l’extirpation chirurgicale par la voie naturelle est le plus souvent impossible, les tumeurs malignes rarement saillantes et pédiculées n'étant pas susceptibles d’être opérées aussi simplement. Contre le néoplasme qui fait corps avec le tisu ambiant et l’infiltre, on ne possède qu’une seule ressource si l’on veut être radical, c’est la résection de la partie malade de ja trachée. Cette opération aurait été pratiquée avec de bons résultats par quelques auteurs. Von Saar assure même avoir fait avec sucès une résection trachéale dé 4 cm, suivie d’une autoplastie pratiquée en prélevant un lambeau cutané et un noyau ostéo-périosté sur le manche du sternum. Ma

De RARE en réalité la résection de la trachée reste une méthode chirurgicale délicate à n’employer qu’avec réserve et dans les cas où elle ne doit pas dépasser quelques centimètres.

Un procédé thérapeutique qui serait très probablement capable de rendre de grands services et de se montrer bien supérieur au bistouri presque toujours impuissant, serait l'application des rayons X. La trachée étant un organe superficiel au moins dans sa portion cervicale, l'application directe des rayons à travers les téguments agirait sans doute avec efficacité sur les cellules néoplasiques, en particulier sur les cellules sarcomateuses. Ce procédé thérapeutique n’a pas encore été appliqué contre le cancer de la trachée, mais il a déjà été employé, avec succès d’ailleurs, par Mayer, de New-Vork, dans un cas de sclérome trachéal.

Il en est de même de l’application du radium, dont la technique vient d’être mise au point par Dominici.

Le praticien qui ne pourra disposer de ces moyens thérapeutiques, devra malheureusement se contenter le plus souvent d’un traitment palliatif. C’est ainsi qu’il pourra combattre l’asphyxie qui menace assez vite le malade et assurer la respiration par la trachéotomie, avec mise en place non pas d’une canule ordinaire, mais d’une canule longue, flexible, ou même d’un simple tube de caoutchouc.

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