‹ Contribution à l'étude de la stéréométrie radiographiqueChapitre 6 sur 19 · RAVAUT · texte numérisé non relu

RAVAUT

. DESTERNES.

1924-1925 CAUCHOIX (in memoriam).

1925-1926 AUBOURG.

; MM. Cnarces GUILBERT, Cuer DE LABORATOIRE ADJOINT. DES Hôprraux DE Paris ; Louis MICHON ; KNOWS-

LEY-SIBLEY, M.A. MD. B.C: Carmb. M.R.C.P.

Préamb ule

Il suffit de considérer les remarquables résultats que l’on obtient avec la stéréoradiographie, pour se convain- | cre que cette méthode d'investigation radiologique est la méthode de l'avenir.

Lorsque l’examen radiographique porte sur une région de structure un peu complexe, les rayons traversant de: nombreux plans étagés en profondeur viennent impressionner le film sur lequel les images se rencontrent et se

‘confondent : il en résulte un fouillis de lignes claires et sombres enchevêtrées, dans lesquelles il est souvent difficile de se reconnaître.

Or, c’est bien le propre de la stéréoradiographie de rendre à ces lignes leur situation dans l’espace, de les différencier et de permettre à nos yeux de donner aux ombres radiologiques leur vraie valeur.

On peut dire que Ja stéréoradiographie a plus fait pour la radiologie qué la stéréoscopie n’a fait pour la photographie. 3, |

De plus, l’objet virtuel reconstitué devant nos yeux

par un couple stéréoradiographique est identique à ce-

LE

lui que nous pourrions reconstituer par une construction géométrique en prenant ce couple pour base.

On conçoit qu'il vienne tout de suite à l'esprit d’ appliquer aux mensurations radiographiques cette propriété de la stéréoradiographie de débrouiller les figures radiographiques et de reconstituer géométriquement l'objet radiographié. La stéréométrie radiographique est, en effet, presque contemporaine de la découverte des Rayons X. Depuis Marie et Ribaut, qui furent les premiers à chercher à appliquer la stéréoscopie à la mesure des distances en radiographie, un certain nombre de radiologistes, tant en France qu'à l'étranger, ont essayé de résoudre d'une manière pratique le problème de la mensuration stéréoradiographique.

Tous les essais faits ‘dans ce sens sont has sur les. principes émis par Marie et Ribaut et les méthodes proposées ne sont que des variantes de leur stéréométrie, c’est-à-dire mesures en profondeur par les variations du parallaxe stéréographique. Le plus grave défaut de toutes ces méthodes est leur complexité, qui, jusqu'ici, a empèché d'en faire l'emploi dans la pratique courante,

Est-il donc impossible de simplifier suffisamment les différents actes: qui nous permettront d’avoir, à l’aide de la stéréoradiographie, des mesures exactes, et de mettre cette méthode à la portée de tout laboratoire moyenne ment outillé ? Nous ne le croyons pas, et c’est ce que nous nous proposons d'exposer dans ce travail. $

Nous pensons que les mesurés stéréoradiographiques peuvent être rendues faciles et exactes ; qu’elles consti-

tuent la solution la plus élégante du problème du repé-

Sarre

rage des corps étrangers, de la mensuration des diamètres du bassin, de la tête fœtale et des diamètres cardiaques. |

Dans notre exposé, après avoir fait un court historique de la radiostéréographie, nous discuterons les bases sur lesquelles on peut poser la théorie de la mensuration stéréographique. Nous parlerons ensuite de la méthode de stéréo-ortho-diagraphique de Beyerlen; nous décrirons la technique générale de la prise des clichés et de leur lecture, en nous étendant plus longuement sur celle de la stéréo-ortho-diagraphie. Enfin, nous parlerons des applications pratiques de cette dernière méthode en particulier au repérage des projectiles, à la pelvimétrie et à la céphalométrie.

en

Historique

Sd tee

La découverte des Rayons X par Roœæntgen date de l’année 1895. L'idée de faire bénéficier la nouvelle découverte des avantages de la stéréoscopie naquit quelques mois après, en mars 1896. Elle était due à deux Français : Imbert et Bertin Sans, de Montpellier, qui proposèrent pour obtenir les deux épreuves l’inclinaison des rayons. La même année, Rémy et Contremoulins présentaient à. l’Académie des Sciences une note sur l'emploi de la stéréographie dans les recherches anatomiques. Peu après, Destot de Lyon lisait à la Société de Biologie un mémoi-

. re sur l'application de la stéréoscopie à l'étude radiologique de l'appareil circulatoire et proposait, pour obtenir les deux épreuves stéréoradiographiques, le déplacement du tube producteur de rayons. En 1897, Lévy Dorn publiait un important travail sur la valeur de la méthode stéréoradiographique en chirurgie. Mais c'est à Marie et Ribaut que l’on doit le plus beau travail sur la question et c’est eux qui firent les.premiers essais de mensurations

stéréoradiographiques. Dès 1897, ces deux auteurs essayèÿ |

rent de déterminer géométriquement les règles de la stéréoradiographie, conformément aux des établies par Cazes dans son ouvrage « La stéréoscopie de précision » et dans une série de mémoires du plus haut intérêt. Partant de ces données, ils montrèrent comment, selon eux, on pouvait effectuer la mensuration stéréoradiographique et décrivirent un stéréomètre. L'idée des mensurations stéréoscopiques n'était pas neuve, et l'application la plus curieuse en avait été faite par le Canadien Français Deville, qui l'avait appliquée à mesurer la distance parcourue en un jour par un astre qui s'éloignait de nous et à qui on a donné le nom de Stéréoscopia. Pour effectuer ses mesures, Deville photographiait l’astre le matin, puis le soir, et se servait du couple stéréoscopique ainsi obtenu pour calculer l'angle de disparition parallactique. SAT | Les principes émis par Marie et Ribaut, malgré de nombreuses critiques, sont restés classiques et furent le point : de départ d'un grand nombre de travaux. Nous ne pouvons songer à citer tous les auteurs qui se sont occupés de la stéréoradiographie, encore moins pouvons-nous citer tous leurs travaux ; nous rappellerons seulement ceux de A. Béclère, le maître de la radiologie française, de Henrard, du Professeur Hirtz, d'Aubourg, de Maurice d’'Halluin, de Galezewski, de Toussaint, de Villard, de Zimmern, Contremoulins, Lambert, etc...

. À l'étranger, où la stéréoradiographie est beaucoup plus en faveur qu’en France, nous citerons les noms de Helmholz, Sir James Mackensie Davidson, Walsham, Hildebrand, Eykmann, Walter Lenhartz, Emile et Carl

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