‹ Contribution à l'étude de la stéréométrie radiographiqueChapitre 7 sur 19 · PRO · texte numérisé non relu

PRO

Beck, Alban Kôhler, Drüner, Pulfrish, Hænisch, Grünmack, Albers Shônberg, Wenkenback, Caldwell, Case, Hasselwander, Tredelenbourg, Grôdel, Fee Se . Lester, Léonard. : ; si Nous devons faire une Llaéd Darheulière aux remarquables travaux de français Dioclès. Cet auteur eut le premier l'idée d'appliquer à la radiologie les principes. @e la téléphotographie en stéréographie et mit au point la | technique qu'il a appelée l'hyperstéréoradiographie; il réalise, à l’aide de cette méthode, d’incomparables stéréogrammes. Les premières applications en furent présentées en:son nom à la Société Française d’ Electro-Radiolo- ; gie, en juin 1924. Depuis cette époque, ses travaux se sont multipliés et son nom restera attaché à la méthode. Malgré cette multiplicité de travaux et les résultats vraiment remarquables obtenus en stéréoradiographie, il ne semble pas que les médecins français aient été jusqu’à présent incités à utiliser plus largement la stéréoradiographie. S | Quant aux mesures ne à après avoir connu un regain d'actualité pendant la guerre, il semble qu’elles soient tombées complètement dans l'oubli. : Les principes émis par Marie et Ribaut et l'application qu’ils en firent, auraient cependant pu servir de point de. départ à de nombreuses recherches, pour trouver un moyen pratique d'effectuer des mesures stéréoradiographiques. Il n’en fut rien et il faut attendre la guerre pour trouver les essais de Tauleigne et Mazo, et ceux de Paris et Richard pour résoudre le problème.

Les premiers nommés avaient construit un radio-.

, v+. ae i | stéréemètre qui est, comme son nom indique, surtout un appareil de mesure donnant des Dos è partir de repères anatomiques. HE

L'appareil de Tauleigne Mazo se compose uniquement d’un petit stéréoscope, genre stéréoscope de Hirtz, devant lequel on place une lame de verre graduée par des lignes verticales, que l’on déplace devant les stéréoradiographies à mesurer. Il y a une relation mathématique entre le déplacement apparent dans l’espace de l’image virtuelle des lignes tracées sur ce verre et le déplacement de ces lignes elles-mêmes. Cette relation est appliquée à la mesure des profondeurs.

Cet appareil est, en somme, basé sur le principe ct stéréomètre de Marie et Ribaut ; il en diffère peu ; il est seulement d’un maniement plus aisé, et ne nécess le aucun calcul, le déplacement des lignes graduées étant iraduit sur un cadran en mesures de profondeur, Mais ces mesures sont très approximatives, et les mesures obliques ou latérales sont impossibles.

L'éppareil de Paris et Richard, appelé stéréothésimètre, est aussi basé sur le principe du stéréomètre de Marie et Ribaut. Il se compose de deux cadres, l’un fixe, l’autre mobile, appelé mensurateur : les mesures des trois coor- - données apparentes d’un point sont faites à l’aide de trois fils, un horizontal, les deux autres verticaux. Ces coordonnées vraies à l’aide d’une abaque stéréoradiographique.

En Allemagne, Pulfrish et Von Orel construisirent des appareils de mesure stéréographiques, mais ces instru-

ments sont d’un maniement délicat.

2 Gau.

Dans une conférence sur les progrès de la stéréoscopie, . Collardeau signalait un de ces appareils construit par

Zeiss, qui paraît bien apporter la solution du problème, mais dont le prix interdit pratiquement l’emploi. Grâce aux récentes communications de Dioclès, la

question de la stéréoradiographie est à l’ordre du jour en

France, nous ne doutons pas que d'ici quelques années cette méthode d'investigation radiologique soit de prati-

que courante et que les médecins ne demandent à la sté-. réoradiagraphie la précision de mesures anatomiques,

qu'ils ont vainement, jusqu'ici, cherché à avoir par Ja

radiologie.

HR ce nl

° LA STÉRÉOMÉTRIE DE Marre ET RIBAUT

Si on examine un couple stéréographique, il se formé devant les yeux une image virtuelle qui est la reconstitution exacte, comme forme et comme dimensions, dé l'objet réel qui a été radiographié.

Cette. reconstitution est une masse virtuelle dont on heure avec netteté les divers plans et dans laquelle on peut apprécier à l'œil les distances qui séparent ces di- | vêrs plans. 1

Mais pour que la reconstitution de l'objet se fasse absolument exacte en dimension, il faut, selon Marie et Ribaut, que nos rayons visuels fassent, par leur direction, ce que l’on ferait pour reconstruire! géométriquement l'objet à l’aide des deux épreuves radiographiques. Pour cela, il faut observer un certain nombre de règles qui découlent des considérations géométriques et que ces at-

teurs formulent ainsi

Fe BOXE } La Ses / ï

"Chaque œil doit être he au point de vue de l'epreuve qui lui correspond, c’est-à-dire que :

® Il doit regarder l'épreuve qui lui correspond ;

b) Il doit en être séparé par la. distance principale ÿ

c) Le pied de la perpendiculaire abaissée de l'œil sur le

plan des épreuves doit coïncider avec le point principal ; ;

La ligne d'horizon principale d’une épreuve doit

être dans le prolongement de la ligne d'horizon prinei-

pale de l ue épreuve ;

‘3° Si l’on ne veut conserver que la forme- o non ‘les

dimensions, il est ‘permis, géométriquement, de faire les

écartements des points de vue différents de la distance

des yeux de celui qui doit observer l’image stéréoscopi-

L'observation de ces règles nécessite la connaissance:

du point principal, de la distance principale, de la ligne d'horizon principale. Pourvu qu'on observe ces règles on peut faire de la stéréométrie. |

Ÿ AE St à re ra . + ) La stéréométrie a pour but la détermination exacte-de

la position dans l’espäte d'un’point quelconque d'un ob-

jet. Or, pour fixer d’une façon exacte la position d'un.

point dans l'espace, ‘il faut connaître trois coordonnées

de ce point : l’une verticale, les deux autres perpendiculaires à la première, sans pour cela être perpendiculair es

entre elles. Pour connaître la distance qui sépare deux

points, il suffira de connaître trois coordonnées de cha-

cun de ces points. Par conséquent, la solution du pro-

blème de la stéréométrie comprendra la détermination

qe ces!{trois coordonnées.

x C'est Marie et Ribaut qui apportèrent la première contribution à la résolution de ce problème. Leur première solution était basée sur la superposition de deux couples stéréoscopiques, l'un de ces couples étant un réseau représentant l'appareil de mesure ne tenait pas compte des

trois coor données.

La seconde solution, basée sur la recherche des trois

coordonnées, était d'application plus facile et réduisit le

réseau à deux fils verticaux.

C’est à ces auteurs que nous emprunterons Ja démons-

(tration de ce problème. | Etant donné deux perspectives d’un point À sur un même plan et connaissant comme élément de ces perpec-

tives : : SA

° La distance du foyer producteur de rayons au film:

2° Le déplacement du tube à Rayons X:

3° La distance qui sépare les deux projections du

point A.

Il est possible de savoir dans quel blu: se trouve le -

point A. Il es facile d'établir la relation qui existe entre ces divers éléments et la distance du plan RL gontient le point À, soit au plan de la que soit à la ligne sur laquelle s’est déplacée l'ampoule à Rayons X.

Pour cela, supposons le plan du film robe au plan de la figure que nous allons construire et projetons sur ce dernier plan : le plan du film, les deux positions de l’ampoule, les pieds des perpendiculaires abaïs-

sées des deux positions de l’ampoule, le point A, son plan de front et ses deux images. Supposons, én outre,

que la ligne qui joint les deux positions ( de + ampoule est.

parallèle au PES de la figure (Fig, 1).

Soit se

x y la projection du plan du film.

PQ laprojection du plan de front contenant À.

O 0° les deux positions de l'ampoule.

2 MV' les deux pieds des perpendiculaires abais-

sées de O et 0’. ht FTLAE

aa” les deux images de À correspondant à O

et ON : ’ A l'écart des deux positions de ul f la distance O V = O’V' ou distance focale.

D, la distanre du plan du front contenant À à :

la ligne de déplacement de l’ampoule.

P’ la distance du pian de front À au plan du

film...

Si l’on considère les deux triangles semblables OAO’ et aAa’, on peut écrire que le rapport des bases O0, c’est-àdire À, et aa’ soit e, est égal au rapport des hauteurs D,

(-P.) et P..

d’où D, — ÉD NES A+e LYA de

On peut ainsi obtenir la distance de À à la plaque, c'’est-

à-dire la coordonnée verticale. On peut la calculer soit

par des opérations numériques, soit en. consultant un

abaque graphique établi d'avance.

Pour les deux autres coordonnées, on peut les trouver ‘en se servant d' épures graphiques : cependant, pour éviter l'imprécision qui peut résulter. d’une, construction graphique, nous allons établir les formules qui. permet-

tront de trouver ces deux coordonnées.

On aura eu soin, auparavant, de disposer sous l’ampoule un oroisillon, formé de deux fils métalliques se coupant à angle droit, le rayon normal-de l’ampoule passant par l'intersection de ces fils, dont l’un est parallèle au déplacement de l’ampoule. Les deux fils qui apparaîtront sur les films seront les axes des coordonnées cherchées que nous appéllerons x et y, et nous pourrons construire

la figure suivante. (Fig. IT). æ

Fic. Il

EE

Pour déterminer les coordonnées de a, projection orthogonale de À sur la plaque, on joint O et À”, à a, et a,, l'intersection de ces deux droites donne la position de a, dont il suffit de mesurer les coordonnées ab et bo sur le

cliché lui-même. 44

On peut avoir recours aux formules que l'on obtient par considtration des triangles semblables O à O’ et a, a a,, le rapport des bases étant égal au rapport des Fau:

teurs, on a :

oO 0” a b A y = —— OÙ — — A1 & a b’ e C-Yy car a b’ = b b’- a b et b b’ est égale à la coordonnée y

des points a, et a, en appelant © cette coordonnée que l'on a mesurée sur le cliché, on a : a b’ = © - y.

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