‹ Contribution à l'étude de la stéréométrie radiographiqueChapitre 9 sur 19 · ORTHOGONALE · texte numérisé non relu

ORTHOGONALE

Si au lieu de la méthode analytique de Marie et Ribaut, qui reconstitue la situation dans l’espace du point radio= graphié par rapport au parallaxe stéréoscopique et à la base du décalage — ce qui amène la complexité des formules — on considère la réalité des deux projections coniques des rayons se pénétrant, on simplifie singulière: ment la construction et les calculs.

C'est la base de la méthode de la projection orthogopale qu'utilisèrent Hirtz et Nogier pour le repérage des projectiles et Guilbert pour la mensuration des diamètre du bassin. £

I ne nous paraît pas superflu de rappeler. ici cette construction géométrique qui est aussi à la base de la sté: :

réométrie, soit :

S un point lumineux, point d'émission des rayons X; P un plan de projection, plan du film à impres-

cinnner *

À un point quelconque d’un objet à radiographier.

: é Fic. II Projection orthegorale d’un point

On appelle projection conique du point A l'intersection a de la droite S À avec le plan P. La projection or- : thogonale du point À c’est le pied. a’ de la Pope laire abaissée de ce point sur le plan P.

Etant donnée une double projection conique d’un point de l'espace, ïl est possible d'obtenir la projection orthogonale de ce point par une construction très simple.

En effet, soit P un plan de projection horizontale : le film, A-un point du corps à radiographier, S et S’ deux positions successives de l’ampoule. Lés deux projections coniques de À sont a et a’. Des points S et S’ menons les DepenQuIsires S s et S s’,au plan P (en radiographie ces deux points S et s’ sont les points d'impact sur le film ‘du rayon normal dans la première position S° de l’am-

poule et dans la deuKième position S’ (Fig. IV).

Projection orthogonale de la dôuble trajectoire conique d’un point -

Menons maintenant les droites as eta’s ; l'intersection A’ de ces deux droites est la projection orthogonale du point À. Il reste entendu que le déplacement S$ de, l’'ampoule est parallèle au plan P. Géométriquement cette construction se justifie très simplement de la façon suivante. Prouver que À’ est la projection orthogonale de A - revient à démontrer que la droite AA’ est perpendiculaire au plan P. Or, cette droite AA’ est à l'intersection des deux plans Sa set S’ à $’ ; ces deux plans passant r'espectivement par les droites S s et S’s perpendiculaires au plan P. sont perpendiculaires à ce plan ; leur intersection AA° est donc perpendiculaire au plan P donc A! est bien la projection orthogonale de A.

Fe

L. radiographie d'une région où le point 5 est lé centre de l'anticathode, le plan de projection P le plan qu

= film, pion une projection conique de cette. région.

Des notions mathématiques élémentaires qui viennent d’être rappelées, on peut déduire la conséquence fon-

damentale suivante : toute méthode radiographique dans

laquelle on procède à l'obtention de deux radiographies correspondant à à deux positions successives de l’ampoule, peut : permettre à la transformation de la double projection conique en projection orthogonale : il suffit d’avoir - donné à à l'ampoule un déplacement parallèle au plan des fimls et de pouvoir déterminer sur les radiographies les points d'impact du rayon normal dans les deux positions

de l’ampoule.

3° LA MÉTHODE STÉRÉOGRAMMATIQUE

Cette méthode est l'application stéréoscopique de cette construction géométrique. Elle permet la construction | orthogonale sans épure et la mensuration directe, à condition de se remettre, pour examiner l’objet à mesurer,

dans les conditions exactes de la prise de vue.

Soit une double projection Rose ap Rique d'un :

- COrpS (Fig. V).

Si nous regardons ce couple stéréographique dans les. conditions de l'exposition, nous aurons l'impression d'examiner une image virtuelle située dans l’espace où se trouve l'objet radiographié.

Pour que la mensuration soit possible, il faut affleurer

l'image virtuelle par un point — ce qui n’est possible,

Fic. V

que si ce point peut se trouver à la fois sur l'axe des visée de deux points rigoureusement homologues des deux images du couple. Ce n’est possible que si les deux images sont superposées et le point allongé sur un fil parallèle aux deux radiographies. C'est-à-dire au sens du décalage des deux images radiographiques placées l’une audessus de l’autre. Le point devient alors une droite parallèle au décalage des deux cônes ‘de projection et cette droite est le lieu géométrique où se trouve &ans le système original d'exposition le plan ef le point pénétrant le plan des deux rayons ou visées correspondantes. de

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