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enfin on revient au mercure en inhalations, frictions, pilules.
En 1518, Chicoyneau substitue la méthode dite par extinction aux excès de la méthode de satura-
tion. L'emploi du mercure à l'excès était pour les malades un supplice, un danger et tellement grand que Sydenham disait : Graviora morbis patimur remedia.
La syphilis est confondue avec les maladies vénériennes ; on abandonne le mercure, et Fergusson (1813), Thomson (1815), Guthrie et Rose sont les promoteurs du trailement sans mercure.
Phase de la thérapeutique scientifique
A près l’empirisme que nous venons de voir dominer pendant si longtemps, nous voici arrivés dans la voie qui va nous conduire aux belles découveries qui constituent les bases de la thérapeutique scientifique de nos jours.
Syphilis expérimentale
En 1:67, Hunter inocule le chancre à l’homme et, dix-neuf ans plus tard, avec une remarquable abnégation et amour pour la science, il s’inocule du pus d'un chancre endo-uréthral, croyant être du pus blennorragique. Cette malheureuse expérience, qui avait pour but de séparer la syphilis des maladies
vénériennes, vient retarder la distinction de la blennorragie et de la syphilis.
Il faut arriver à 1812, pour voir Hernandez pratiquer des inoculations aux forçats du bagne de Toulon où il démontre que la blennorragie ne donne que la blennorragie.
Syphilis et blennorragie sont alors considérées comme étant deux maladies distinctes et autonomes.
Ricord soutient cette nouvelle conception et en même temps, il crée, en catégorisant les accidents de la syphilis, les trois périodes évolutives dont la conception est restée classique.
Les deux identités morbides étant nettement démontrées, comme nousle venons de voir, il existait pourtant encore une confusion entre la syphilis et la chancrelle ou chancre simple.
C’est à Bassereau que revient la gloire d’être le premier, en 1892, à séparer ces deux maladies. La doctrine uniciste est alors vaincue par la doctrine dualiste. Celle-ci, défendue par Rollet, Ricord, Fournier, Diday, demeure la vraie.
En 1858, Rollet découvre le chancre mixte en se basant sur l’induration du chancre, sur les accidents secondaires qui s’en suivent et sur la réinoculabilité au porteur. |
Lustgarten, en 1884, attribue la vérole à un bacille acido-résistant qui n’est autre que le bacille de smegma. ;
Tour à tour, on voit des auteurs décrire des para: sites dans les diverses manifestatious syphilitiques,
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Jullien et Justin découvrent un microbe polymorphe ; Doœhle trouve un protozoaire, etc. ; les découvertes se multiplient. On ne pouvait pas contester la véracité de ces faits, carl’expérimentation élait tellement infructueuse que, jusqu'à ces dernières années encore, on considérait comme un dogme en syphiligraphie, que la syphilis n’était pas inoculable à l’animal.
Nombreuses ont été les tentatives d’inoculation de la treponémose aux animaux, el aussi nombreux ont été les échecs.
Néanmoins, on doit retenir que Auzias de Turenne, en 1844, injecte le virus à l'oreille du chat, produisant des papules et des plaques muqueuses.
Klebs (1858), Martineau et Hamonic (1882), inoculent au singe et ont comme résultat quelques cas qui, malgré qu'ils aient été positifs, n’ont pas pu entrainer la conviction.
Pendant une longue période, les recherches de laboratoire sont restées infructueuses, lorsque, en 1903, deux grands savants : Metchnikoff et Roux inoculent avec succès la syphilis aux singes anthropoïdes. Dès lors, il était logique de chercher une thérapeutique étiologique.