‹ Contribution à l'étude de la stérilisation des anormauxChapitre 10 sur 21 · AVANT · texte numérisé non relu

AVANT

Salpingectomie .. 836 444 1.498 Vasectomie ...... 1.376 405 1.375 Castration .…...... 5 47 79 Ovariotomie ...... 80 20 59

TOTATX T0 2917 916 3.011

Soit, pour une période de 5 années (1921-1925), un peu plus de 3.000 intervention. C’est un chiffre bien modeste pour un pays qui compte 100 millions d’habitants.

En Suisse, le Docteur Franck, élève du Professeur Maïer, a donné dans sa thèse, en 1925, les résultats de 43 observations portant sur une étendue de 15 années, dont voici un résumé :

Hommes

CASTRATION : 19, se répartissant ainsi :

SATITIASIS LEE NT A NAN 4 Exhibitionnisme homosexuel .….... 1

Exhibitionnisme débilitaire ...... 1

—— épiléptique …..... 4 Simple exhibitionnisme .......... 1 RÉTCFAS UE EMEA SRE Ne, 2 Hébéphrénie ........ TRE ie RAGE à MR DOC LUI SNS PRE AN a 5 À Démence. Sénile . 1.5. ru Al

Tous délinquants sexuels. Quatre réclamèrent euxmêmes la castration. Dans la plupart des cas, la castration fut suivie d’une dépression psychique plus ou moins grande. Les intéressés avaient une drôle de sensation de vide. comme « s’il leur manquait quelque chose ».

Les signes eunucoïdaux portèrent surtout sur une augmentation de poids (tissu adipeux localisé à la poitrine, au ventre et aux bronches) et par la chute de la barbe (dans quatre cas).

Trois sujets seulement se plaignirent de leur état nouveau : deux parce qu’ils souffraient de leur impuissance, un parce que le fait de sa castration fut connu.

Le résultat social fut la mise en liberté de quinze des patients, deux subirent un internement partiel, deux autres un internement continu.

STÉRILISATION : Sur deux sujets seulement, un épileptique et un hébéphrénique avec excitations sexuelles, un subit un internement partiel, l’autre fut mis en liberté. Il est à remarquer que, aussi bien par la castration que par la stérilisation, les maladies mentales concomitantes ne furent pas améliorées sensi-

blement.

Page 1