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restée théorique, aucune preuve médicale de santé n'étant réclamée aux futurs conjoints.
De même, dans divers pays d'Europe, le mariage est interdit en cas de folie (Autriche, Bulgarie, Italie), d’épilepsie (Bulgarie, Danemark), de maladie contagieuse ou vénérienne (Bulgarie, Italie).
Le certificat médical prénuptial est réclamé au Chili et dans l’Equateur, en Turquie et au Danemark. La législation suédoise (1915) exige un certificat médical excluant les affections qui entraînent la prohibition du mariage (folie, inbécillité, épilepsie et maladies sexuelles contagieuses). De même, en Norvège (1919) (affection mentale et syphilis contagieuse seulement).
Des projets de loi sur le même sujet ont été formés en France, en Tchéco-Slovaquie, en Argentine.
Sans vouloir entrer dans le détail des études faites, il résulte que le certificat médical, tout en étant une mesure susceptible d'assurer une prophylaxie efficace des dégénérescences, soulève quelques objections importantes : |
La conscience professionnelle et la compétence du médecin ;
L’imperfection de nos connaissances scientifiques ;
Le développement des unions illégitimes.
Les deux premières objections ont été faites aussi pour la stérilisation. La troisième pourrait être résolue en partie si, au certificat prénuptial, on ajoutait des lois punissant la contamination, comme c’est l’usage dans les pays scandinaves.
b) L’AVORTEMENT
Seule, la législation russe déclare l'avortement légal, mais n’envisage nullement un but eugénétique. Dans l'Etat d'Ohio (E.-U.), au contraire, la femme est exemptée de punition si elle peut prouver que l’avortement est la conséquence d’une situation pénible (indication sociale).
En 1926, la Commission du Conseil National Suisse pour le nouveau Code pénal a admis l’avortement pratiqué sur une femme enceinte qui a été l’objet de violence, en cas d’inceste et lorsque l’un des procréateurs est atteint d’aliénation mentale ou de faiblesse d'esprit (indication eugénétique).
De même, en Tchéco-Slovaquie, le nouveau Code pénal à l’étude admet l’avortement : pour éviter un danger imminent pour la mère ou une lésion grave (indication médicale), quand la grossesse est le fait d’un viol, s’il y a de sérieuses raisons pour croire que l'enfant naîtra porteur d’une maladie physique ou mentale (indication eugénétique), si la femme est déjà l'unique soutien de trois enfants, si elle a déjà cinq enfants vivants et que Îa présence d’un autre rende précaire la situation de la famille (indication sociale).
Ajoutons qu’au Japon il a été soumis à la Diète un projet de loi pour reconnaître le droit de toute femme à se faire avorter, sous certaines conditions, avant le troisième mois de sa grossesse.
Mis à part la conscience du médecin et celle du public, supposées irréprochables, le seul argument contre cette méthode serait l’attentat commis ecntre