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À MES MAÎTRES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE LYON

A MowSIEUR LE DOCTEUR O. PIZON

Chirurgien chef des Hôpitaux de Bourges

Faible remerciement pour les conseils qu’il nous a prodigués dans l’exercice de notre profession.

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Introduction

Il est classique d’admettre qu’en vertu des lois de l'hérédité les descendants ont tendance à reproduire les caractères organiques et psychiques de leurs propres générateurs ; on peut donc ainsi, dans beaucoup de cas, préjuger de l’état morbide d’une personne déterminée en se reportant aux troubles présentés par ses parents.

Corroborant cette thèse, les écho hee d’anthropologie criminelle ont mis en évidence deux constatations inquiétantes :

1° La multiplication dans la société des anormaux dégénérés au détriment des unités morales, saines, vigoureuses et bien équilibrées, et par là même, un accroissement constant des déviations de l'instinct sexuel.

On a invoqué, pour expliquer ces encre plusieurs raisons : 4 - a) Les conditions actuelles de la vie dans la société moderne créent, chez les anormaux, un plus grand

nombre de réactions anti-sociales que, d’autre part, les progrès de la science nous permettent de dépister avec plus de facilité ;

b) Les progrès incessants des œuvres d’hygiène et d’assistance sociale, surtout des œuvres de puériculture et d’hygiène de la première enfance permettent la vie à un grand nombre de sujets qu’éliminait autrefois la maladie, jouant le rôle de sélection naturelle ;

c) La guerre a joué un rôle prédominant en donnant naissance à un abaissement marqué de la moralité publique et en favorisant le métissage ou union de race à race.

Nous avons donc à lutter contre un double péril qui reconnaît souvent les mêmes causes : la perversion sexuelle se développant de préférence sur un terrain constitutionnel anormal et taré.

Devons-nous, pour entamer cette lutte contre les dégénérescences, nous contenter des moyens actuels que constituent l'éducation, l'hygiène et la thérapeutique médicale ou attaquer le mal à sa source même par la suppression de la fonction procréatrice.

Question complexe abordant à la fois le domaine médical, moral et social et dont l’importance est incontestable.

Ce travail est uniquement documentaire, puisque dans aucun des cas envisagés la stérilisation n’a été appliquée en France. Nous tenons particulièrement à remercier M. le Professeur Naville, qui a bien voulu

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nous communiquer une bibliographie très complète sur la question, M. le Professeur Vervaeck, M. le Docteur Frantz Adam, médecin-chef de l’Asile de Rouffach.

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