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C. — Causes d'ordre général

Certains auteurs ont voulu voir dans les troubles de l'état général des causes importantes de stomatites.

Les troubles par carence, portant sur la vitamine D, ont été surtout incriminés. Il est abondamment prouvé que la carie dentaire reconnaît pour principale étiologie une décalcification des dents par trouble dans la fixation du calcium (M. P. Weil).

Les glandes qui intéressent le métabolisme du calcium ont été successivement mises en cause (parathyroïdes, thyroïde, surrénales, rate, hypophyse, ovaire, foie).

Une attention particulière s’est portée sur le foie (MM. Parturier, Pont, Blum, Ruppe, Weil). L'hépatique présente un état de moindre résistance à l'infection; du côté de sa bouche, ses gencives ont tendance à saigner, à se tuméfier et à s’infecter facilement. Ces poussées de congestion buccale ont été expliquées par des déséquilibres colloïdaux, des humeurs, des troubles anaphylactiques, des chocs colloïdoclasiques (Widal-Abrami).

Les maladies infectieuses, leurs convalescences, les grandes diathèses urémique, diabétique, jouent un rôle plus ou moins important dans la genèse des accidents buccaux.

Un état rénal déficient favorise également l'apparition de la stomatite bismuthique. Dans nos observations, cependant, nous n'avons jamais observé de stomatite ayant un trouble rénal comme point de départ. Il est d’ailleurs de règle de s'abstenir du bismuth chez les déficients rénaux; l’albuminurie, les douleurs rénales, les troubles de l’excrétion urinaire, le contre-indiquent formellement.

Les causes d'ordre général, croyons-nous, ne jouent qu’un rôle de second plan dans l’étiologie de la stomatite; elles ne font que favoriser les lésions locales.

« Si les causes buccales suffisent à entraîner la stomatite, les causes générales n’y parviennent qu’à la faveur des causes locales concomitantes. » (F. Widal.)

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