A CON
OBsEeRvaTION XXII (Résumée).
(MM. GC. AugerriN et Desroucnes, Un cas mortel d'intoxication bismuthique par stomatite et néphrite azotémique aiguë, Bull. et mém. Soc. méd. des hôp. de Paris, 51, 199-202, 17 fév. 1927.)
À... 37 ans, maçon, reçoit le 14 mai une injection de bismuth (Quinby) dans la fesse. |
Le lendemain, 15 mai, une stomatite apparaît. Les gencives sont enflammées, la salivation est intense, et le malade présente une grande gène pour la phonation et la déglutition.
Le trismus, très marqué, ne permet pas l'exploration de la bouche; cependant, on peut constater une tuméfaction considérable des gencives, de la face interne des joues, de la langue, où sont marquées les empreintes des dents.
La muqueuse buccale, recouverte d’un enduit grisâtre, présente des ulcérations saignantes; l'importance de l’enduit ne permet pas de voir de liséré. L’adénopathie sous-angulo-maxillaire et cervicale est très marquée; on note un peu d’albumine dans les urines et une légère hyperthermie (38°). On fait des grands Javages, des attouchements au bleu de méthylène, au novarsénobenzol; | on prescrit le régime lacté.
Le 18 mai, même état de la bouche. On note de l’oligurie (250 cm3 en vingt-quatre heures), les urines sont claires, non hématuriques, et contiennent 0 cg. 50 d'albumine. L'état général est touché. , ,
L'analyse du sang révèle 1 g. 50 d'urée; cependant, on ne note pas d’œdème, pas de céphalée, pas de douleurs lombaires, pas de diarrhées, pas de vomissement.
Le 20, l’état général et la stomatite s’aggravent, malgré le traitement.
Les ulcérations au niveau de la bouche prennent un caractère nécrotique.
La dyspnée apparaît, l’oligurie s’accentue.
LUGARDON. h
Dee
Quantité d'urine en vingt-quatre heures, 200 cm; Albumine, 0,25; Urée sanguine, 1,25.
Les jours suivants, l’état empire, la stomatite s'aggrave encore; l'hypothermie atteint 36°; l’anurie est complète.
Toujours pas d’œdème.
Le 23 mai, le malade meurt, avec 4 g. 70 d’urée sanguine.
OgservaTion XXIII (Résumée).
(Due à l’obligeance de M. le Docteur P. Le Couranr.)
Mile L... (Jeanne), âgée de 23 ans, atteinte d'hypertrichose géné-
ralisée, est mise en traitement, malgré l’absence de stigmates, sur .
les conseils d’un gynécologue, pour une ovarite sclérokystique avec un utérus infantile.
C’est une jeune fille de petite taille, maigre, honteuse de son infirmité, mal réglée depuis sa puberté. Son B.-W. est négatif; ses urines ne contiennent pas d’albumine.
Le 21 novembre 1932, la malade est mise en traitement par le Néocardyl, au rythme de deux injections intramusculaires par semaine.
Jusqu'au 3 janvier 1933, elle reçoit 11 injections, qui sont bien tolérées. A cette époque, l'analyse des urines révèle des traces d’albumine; le traitement est alors interrompu.
Le 9 janvier, huit jours après la dernière injection, la malade présente des gencives rouges, enflammées, douloureuses: elle éprouve des sensations de dents longues; l’haleine est un peu fétide, la salivation plus marquée. |
Au niveau du capuchon de la dent de sagesse inférieure gauche apparaît une ulcération anfractueuse, tapissée d’uné pseudomembrane grisâtre; cette ulcération est douloureuse au toucher et saigne facilement.
Des badigeonnages avec un collutoire au N. A. B. et des bains de bouche alcalins n’améliorent pas la malade, qui, deux jours
après, revient, pâle, fatiguée, présentant une haleine fétide, du
trismus, une température à 38 degrés. À gauche, au niveau de la région angulo-maxillaire, on note une tuméfaction oblongue douloureuse à la pression.
La malade est adressée au Docteur Dubernard, qui décide d’intervenir le lendemain. Elle entre en clinique le 15 janvier et subit l'extraction de la dent de sagesse. <
Le traitement antiseptique local continué produit une amélioration rapide, et la malade sort guérie de la clinique vers la fin. janvier. se
Résumé indiquant les particularités intéressantes
des observations précédentes.