‹ Contribution à l'étude de la stomatite bismuthiqueChapitre 9 sur 47 · AD · texte numérisé non relu

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tréponèmes au niveau des chancres est obtenue après la seconde ou troisième injection de bismuth liposoluble; la cicatrisation survient généralement à la septième ou huitième injection.

Dans les manifestations secondaires, d’après MM. Clément Simon et Bralez, l'efficacité et la rapidité d'action du bismuth ne seraient pas inférieures à celles du 914 intraveineux. Nous pouvons conclure avec M. Marcel Pinard : « le bismuth est un médicament très actif agissant rapidement sur tous les accidents, à toutes les périodes de la syphilis. »

À cette efficacité, le bismuth joint un autre avantage, surtout appréciable dans la pratique médicale courante : une grande facilité d'emploi, grâce à ses doses constantes et à sa voie d'introduction intramusculaire moins délicate qué la voie intraveineuse.

De plus, le bismuth jouit d’une innocuité égale à celle du mercure et surtout supérieure à celle de l’arsenic.

Les accidents de la bismuthothérapie sont d’abord moins nombreux que ceux de l’arsénobenzothérapie et sont loin d'approcher du dramatique de la crise nitritoïde, et de la gravité de l’apoplexie séreuse du troisième jour.

Les cas de mort consécutifs à des injections de bismuth sont d’une extrême rareté; nous n’avons pu en trouver que deux cas, signalés dans la littérature médicale.

La médication bismuthique présente d’ailleurs, comme toute médication, ses accidents et ses inconvénients.

Nous trouvons d'abord l’asthénie bismuthique survenant vers la sixième ou septième injection; d’après M. E. Schulmann (Réunion dermatologique de Strasbourg, juin 1930), elle peut être

1° simple;

2° accompagnée de symptômes douloureux (courbatures, arthralgies, céphalées);

fébrile (grippe bismuthique);

accompagnée de phénomènes psychiques.

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Ces cas d’æsthénie sont relativement rares et restent toujours bénins. L’adrénaline, récemment préconisée contre ces troubles, les améliore rapidement.

Du côté du tube digestif, le bismuth peut provoquer de l'anorexie, des vomissements, de la diarrhée, de la constipalion; accidents sans gravité, qu’une courte interruption de traitoment suffit à dissiper, le plus souvent.

La néphrite bismuthique a été considérée, dans les premières années de la bismuthothérapie, comme l'accident le plus fréquent et surtout le plus redoutable. Les anciennes préparations, en particulier le tartro-bismuthate de sodium, plus irritantes pour le rein que nos produits actuels, en étaient la principale cause. Rares sont actuellement les malades chez qui la médication doit être interrompue pour néphrite. Une surveillance constante des urines s'impose chez tout malade en traitement par le bismuth, et rend inévitable tout accident rénal.

Du côté de la peau, les injections de bismuth ont pu faire apparaître des érythèmes et des érythrodermies; ces manifestations cutanées restent, cependant, rares et sont bénignes.

A côté de ces troubles d'ordre général il convient de signaler des accidents locaux.

L'embolie artérielle, consécutive à l’injection de bismuth, reste encore une rareté. Sur plus de 12.000 injections intramusculaires, pratiquées au dispensaire de prophylaxie antivénérienne de Bordeaux, deux cas seulement sont relevés dans la thèse de Broch (Bordeaux, 1928) et dans leur communication à la Réunion dermatologique de Strasbourg (8 juin 1930), MM. Petges et Joulia en ont rapporté cinq cas, qu'ils ont observés à Bordeaux.

On a signalé encore des induralions, des enkystements de bismuth au niveau des muscles fessiers; ces inconvénients, évitables souvent par des injections pratiquées correctement, ne présentent que peu d'importance, et la grande majorité des malades tolèrent parfaitement le bismuth.

-Des abcès chroniques aseptiques, avec des grands délabre-

Spas

ments des muscles fessiers, ont été observés à la suite de l'emploi de certaines préparations insolubles, aujourd’hui abandonnées.

L'accident ou plutôt l’incident le plus fréquent de la médication bismuthique, surtout en milieu hospitalier, reste la siomatite, objet de ce modeste travail.

Dans un premier chapitre nous définirons et nous classerons, dans le cadre des stomatites en général, la stomatite bismuthique. Et

Dans un second chapitre, nous étudierons son étiologie, sa fréquence, ses causes. ;

Dans le troisième, nous ferons son étude clinique, et nous rapporterons les observations recueillies.

Dans les quatrième et cinquième chapitres nous exposerons l'anatomie pathologique et la pathogénie de la stomatite, puis nous étudierons, dans les sixième et septième, son pronostic et son traitement prophylactique et curatif.

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