‹ Contribution à l'étude de la Strychnine utilisée dans le traitement des paralysies du chienChapitre 11 sur 14 · LENS · texte numérisé non relu

LENS

ditions, instituer une médication progressive. Les mêmes critiques, s’appliqueront à la poudre de noix vomique, à la teinture qui nécessitent leur incorporation à un excipient solide ou liquide et dont la déglutition reste problématique. |

Des poses. — En présence de la strychnine, il est difficile de donner un posologie rigoureuse. La sensibilité des animaux à cet alcaloïde ne varie pas seulement avec la taille, mais aussi avec la race distinguée ou commune. Telle dose de 3 milligrammes de cacodylate qui sera très bien supportée par un animal commun et résistant, occasionnera chez un sujet de race fine et de taille supérieure, des symptômes toxiques.

Nous avons observé un cas d'hyperexcitabilité sur un berger allemand de 18 mois, qui n'avait pourtant reçu que 2 milligrammes de cacodylate en injection hypodermique.

Nous recommandons donc dans tout traitement à base de strychnine, d'employer tout d'abord des doses faibles, ne pas dépasser un milligramme aux premières injections, de surveiller son malade et d'employer des doses progressivement croissantes, à raison d’un demi-milligramme de plus tous les deux jours. On suspendra le traitement dès qu’apparaîtront les symptômes précurseurs de l’intoxication : hyperexcitabilité, hyperesthésie cutanée, larmoiement, tremblements localisés à certains groupes musculaires (les pectoraux et l'épaule), qui représentent l'ébauche de contractions cloniques qui ne tarderaient pas à s’intensifier et à se généraliser,

S'il est donc certain que les effets de la strychnine varient en raison directe de la sensibilité générale, de l’im-

Page 1