PAR VER
posée. Elle s’administre à dose plus faible que la teinture de noix vomique, parce qu'elle contient beaucoup plus de strychnine. |
À quel mode doit-on donner la préférence ?
Toutes les fois qu'il sera possible de les pratiquer, il Fuiura donner la préférence aux injections sous-cutanées, qui permettent seules de savoir quelle est la dose obsorbée ; de plus, on n’a pas à tenir compte de l’état de plénitude ou de vacuilé de l'estomac. Malheureusement, dans les conditions de la pratique, il est rare que l’on puisse y avoir recours ; le propriétaire, le plus souvent, est incapable de manier la seringue lui-même, soit par maladresse, soil par sensiblerie. D'autre part, notre médecine étant avant tout économique, qu'elle s'adresse aux grands ou aux petits animaux, il est bien peu de cas où le patient peut être présenté aux soins quotidiens du praticien. |
Pour ces raisons, il faudra souvent abandonner la voie hypodermique, qui représente la méthode de choix, pour recourir aux granulés. Cette forme médicamenteuse donne, en effet, le moyen d’administrer au malade un poids connu, précis, de principe actif. Ils seront absorbés à jeûn pour que l’alcaloïde ne se trouve pas dilué dans la masse des matières alimentaires. On évitera autant que possible l’emploi des sirops.
Une cuillerée est une mesure trop imprécise en présence d’un toxique aussi énergique, dont l’administration, pour être suivie d'effet, doit être rigoureusement méthodique. Sait-on la quantité déglutie par un animal récalcitrant ? Comment, dans ces déplorables con-