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3 octobre. — Les sueurs sont.devenues très abondantes; on peut les mettre, avec réserves d’ailleurs, sur le compte de la fatigue musculaire déterminée par la contracture.
Celle-ci est toujours très marquée et provoquée, comme dans le tétanos, par la plus légère impression extérieure (action de découvrir le malade, de toucher l'épiderme avec la main, etc.)
Les réflexes patellaire et plantaire sont exagérés.
AR
La sensibilité au tact est notablement accrue: les autres modes de sensibilité sont conservés.
Rien à noter dans les sphères dévolues à la sensibilité spéciale.
Aucun trouble de la motilité; point de paralysie, voire de parésie.
La diathèse de contracture (comme on a pu le dire) dans laquelle se trouve notre malade, empêche évidemment et la station debout et a fortiori la marche.
Les sphincters fonctionnent normalement ; on constate des mictions involontaires pendant les crises paroxystiques. Les urines sont d'ailleurs peu abondantes.
Les selles sont régulières ; les matières plutôt dures.
Le malade se plaint de douleurs assez vives au niveau des articulations, de celles des pieds en particulier.
La gorge est douloureuse, la muqueuse un peu plus rouge que d'habitude et d'une rougeur uniforme. Qui sait même, ce n'est là qu'une hypothèse, qui sait si la cavité buccale n'était pas la porte d'entrée de l'agent ou des agents infectieux de l'affection que nous avions sous les yeux.