ARISTOTE
Plus on lit, et plus on étudie les textes des anciens auteurs de la Médecine, en se plaçant surtout au point de vue de la médecine opératoire et de la chirurgie, plus on est stupéfait par le degré de perfection qu’atteignaient déjà dans leur art les grands maîtres de l'Antiquité.
La technique de certaines interventions, la multiplicité de leurs ressources en instruments et en appareils nous obligent à reconnaître la profonde vérité de cette idée, qu’il n’est pas « un développement, le plus avancé de la médecine contem-
poraine, qui ne se trouve en embryon dans la médecine antérieure (1) ». ; Cette idée générale reste vraie dans le cas particulier qui nous occupe : la minuscule lamelle métallique que nous utilisons aujourd’hui sous le nom d’ « agrafe » a existé dans l'Antiquité à l’état € embryonnaire », et depuis reparut à diverses époques sous des formes plus ou moins primitives. Notre intention est de retracer ici l’histoire de l’agrafe ; car cette histoire nous paraît d'autant plus
intéressante qu’elle remonte à des temps plus reculés.