‹ Contribution à l'étude de la synostose radio-cubitale congénitaleChapitre 11 sur 15 · PRE EU · texte numérisé non relu

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1° L’étendue restreinte du trouble fonctionnel des Ssynostosés congénitaux s'oppose franchement sur ce point au trouble des synostosés acquis, surtout post-traumatiques.

29 La possibilité pour la plupart des synostosés <ongénitaux de travailler en l'absence de douleurs, tont que bon nombre d’entre eux refusent lintervention.

3° La plupart des tentatives d’obtention de néarthrose ont échoué. En effet, l'examen des essais chirurgicaux tentés, montre que la plupart des interventions n’ont pas donné les résultats espérés.

. Kummel (1895), chez une petite fille de 16 ans, ouvre largement le coude, sépare le cubitus du radius dans la partie inférieure de la synostose par une section longitudinale. Pour obtenir une mobilité suffisante, 1l doit enlever une partie du radius, une section transversale venant rejoindre la section longitudinale primitivement pratiquée. La diaphyse radiale est fortement déformée et redressée par infraction. Mais au bout de quelques jours, on observe une récidive, l'opération n’a donné aucun résultat appréciable. Codivilla, en 1904, dans un cas cité par Bossi, divise complètement des deux côtés la soudure osseuse et place un lambeau musculaire pris sur les pronateurs entre les surfaces osseuses. Pour corriger la position vicieuse de la main, il pratique une ostéotomie linéaire du radius à san tiers inférieur. Une amélioration se produit à gauche. Mais on constate une récidive à droite. Helferich, dans l’abserva-

tion citée par Schelling en 1904, sectionne le pont osseux et le radius et interpose un lambeau du muscle radial. Quelques mois après l’opération, les mouvements de rotation du radius sur le cubitus n’ont que très peu d'amplitude.

Louis Stretton (1905) opère une première fois le synostosé de son observation, en réséquant l’extrémité supérieure du radius jusqu’à l'insertion du biceps : la synostose se reproduit rapidement. Il intervient à nouveau et divise complètement la soudure osseuse, 1l interpose une lame de 2 cm. Le résultat obtenu après cette seconde intervention n’est pas très brillant. La supination reste très limitée ; on ne connaît pas les suites éloignées.

Morestin, dans un premier cas, en 1904, resèque la tête aplatie du radius et sectionne la synostose sans interposition de muscle ou de corps étranger, le résultat obtenu est peu satisfaisant. Dans un second cas, en 1907, ce même chirurgien, après avoir séparé les os synostosés les écarte de 1 centimètre avec un davier et essaie maïs en vain, d'obtenir des mouvements de pronation et de supination. L’obstacle à la mobilisation paraissant tenir principalement à la rétraction du ligament interosseux que l’on ne pous vait sectionner sous peine de nuire aux fonctions de l’avant-bras, une bande de l’anconé est interposée entre le cubitus et le radius; dans ce cas encore, le bénéfice obtenu est presque nul.

Galeazzi, en 1904, après disjonction des os, interpose des lambeaux capsulaires sans succès.

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Biezalski, en 1910, sectionne le pont osseux et résèque l'extrémité radiale d’un côté. Très peu satisfait du résultat obtenu, il renonce à opérer l’autre côté et découragé par cet échec, il déconseille même l’intervention dans tous les cas.

Dawson, en 1912, dans un cas de synostose Radio- Cubitale bilatérale, arrive à améliorer les mouvements de supination du bras gauche par 6 opérations successives ayant nécessité 18 mois d'hôpital.

17 temps. — Destruction du pont osseux. Interposition musculaire.

2€ temps. — Libération de l’extrémité du eubitus et résection de quelques saillies osseuses.

3€ temps. — Division de la membrane interos-

seuse et du ligament oblique.

4e temps. — La synostose ayant récidivé, séparation. Résection de la tête radiale et interposition de tissu mou.

5€ temps. — Ostéomie du radius. Plaque.

6€ temps. — Ablation de la plaque.

En 1913, le Dr Desmarets, opère dans le service du Dr Gosset, et n’obtient lui aussi qu’un résultat imparfait. Après section de la synostose, il libère la tête radiale et interpose un lambeau aponévrotique.

Klapp, en 1913, divise la synostose et résèque le radius. Après un long traitement, orthopédique, il obtient un résultat assez satisfaisant.

En 1914, M. Maas, après examen radiographique, démontrant une déformation notable de l'extrémité supérieure du cubitus courbé en avant et épaissi,

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un très grand raccourcissement avec malformations de la diaphyse, se décide à sectionner le pont osseux qui s'étend jusque dans l'articulation, à faire une ostéotomie à base postérieure de l'extrémité du cubitus et à réséquer enfin largement le radius. Ouverture de. l'articulation par une incision postérieure. Libération des os de l’avant-bras au niveau de la synostose en respectant autant que possible, les muscles. Section du pont osseux radio-cubital. Ostéotomie cunéiforme. Ensuite, 1l écarte soigneusement avec le ciseau, en avant et latéralement, les deux tranches de section, enlève les néoformations osseuses au-dessous de la coronoïde et résèque ensuite le radius dans une étendue de 1 centimètre à 4 cm. 1/2 environ, afin d'obtenir des mouvements étendus de supiration et de rotation du radius. Après l’opération, les mouvements d'extension et de supination sont possibles. Suture osseuse, capsulaire et cutanée. Appareil plâtré en position extrême de supination et d'extension. Au bout de trois semaines, on commence la mobilisation. 4 mois après l’opération, le résultat fonctionnel est excellent.

Nous voyons donc que la section ou la résection de la synostose radio-cubitale supérieure, avec résection étendue de la tête radiale et même de la diaphyse avec où sans interposition musculaire ne doit être qu’exceptionnellement conseillée, car elle expose à la récidive, à la reconstitution de la soudure, à des résultats fonctionnels fort imparfaits.

Galeazzi, ayant échoué, en 1904, opère en 1914,

suivant une technique nouvelle. Il crée une néarthrose au-dessous des parties soudées en réséquant un centimètre de diaphyse, et pratique ensuite une transplantation. du eubital postérieur sur le bord externe du radius afin d'obtenir des monte sents actifs de supination. LI SOUS Le résukat est parfait, D at ad de | Galeazi ne convient cependant pas, lorsque la synostose est très étendue, lorsque le ligament :interosseux est ossifié ; la section radiale devant dans ces eas être pratiquée assez bas, la supination nes exéçuté pes avec assez d'amplitude. Vis! | arène : De plus, lorsque. le radius est très donnés Taccourci, atrophié, épaissi ow fortement incurvé, son fragment distal, après l’établissement de la pseu: darthrose, tend à tourner sur son axe longitudinal} les 2 fragments s’entrecroisent, la supination est gênée. On doit, dans certains cas, redresser la courbure radiale au moyen d’une ostéotomie.

Les aspects anatomiques des synostoses radiocubitales étant très divers, les deux os de l’avant:bras et surtout leurs extrémités étant plus ou moins déformées, des plans opératoires spéciaux dorvént être établis pour chaque cas particulier. L'examen des ‘épreuves radiographiques servira de base ‘aux appréciations. La technique employée: La M. le D' Mouchet a été la suivante: 0: sl 19 Incision externe et postérieure au niveau du coude. | b' slot:

20 Section du pont osseux avee eiseau et maïllet:

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