‹ Contribution à l'étude de la synostose radio-cubitale congénitaleChapitre 12 sur 15 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

30 Késection de la tête radiale à la pince coupante.

49 Interposition d’un lambeau musculaire emprunté au premier radial ; ce lambeau est détaché de son insertion à la face postérieure de l’épicondyle et rabattu en bas et en avant. Suture de la capsule antérieure du coude. Suture de l’aponévrose au catgut. Suture cutanée aux crins. Le malade est plâtré en flexion et en supination extrême, immédiatement après l'intervention.

Un mois après, le plâtre est enlevé. On pratique tous les jours des massages et des exercices mécanothérapiques pendant un mois.

Dans le cas opéré parle D' Mouchet, en 1923,dans le service de chirurgie infantile de l’ Hôpital Saint-Louis, le résultat a été satisfaisant. Le malade a pu, après l'intervention, accomplir quelques actes de la vie courante qui lui étaient impossibles avant l’intervention, par exemple se coiffer, boutonner ses vêtements, lacer ses chaussures, écrire correctement et entrer au collèce pour commencer ses études. Il est d’ailleurs mort deux mois plus tard d’affection pulmonaire aiguë.

Le but de toutes ces interventions, c’est d’obtenir des mouvements actifs de supination par des moyens différents selon les données radiographiques particulières. Elles se heurtent toutes à des obstacle- La physiologie osseuse de croissance provoquera chez l’enfant des récidives osseuses dues à la tendance naturelle de prolifération osseuse, particulièrement au niveau des épiphyses.

Chez l'adulte, les obstacles seront différents. On aura la déformation des épyphyses, la rétraction et l’atrophie musculaire, l’ossification et la rétraction du ligament interosseux. L'examen de ces différents cas et les résultats opératoires nous amènent à nous demander, si en présence d’une synostose radiocubitale congénitale supérieure on doit opérer ? Et à quel moment on doit opérer ?

Chez les jeunes enfants, dans les cas bénins, où l’impotence fonctionnelle est peu marquée, la mobilisation lente, la gymnastique orthopédique pourron3 suffire.

Toutefois, nous ne croyons pas beaucoup, avec le Docteur Mouchet et son élève Leleu, à l'efficacité du traitement orthopédique chez le jeune enfant. C’est chez lui qu’on trouve le meilleur terrain pour une intervention. En effet, la soudure des deux os est mcins résistante, plus flexible que chez l’adulte l’atrophie musculaire est légère. Les chirurgiens qui ont eu des résultats satisfaisants ont d’ailleurs opéré des sujets jeunes (8 ans dans un cas de Galeazzi, 11 mois dans un cas de Maas).

Au contraire, chez l’adulte, la soudure est solide, parfois même presque inattaquable, l’atrophie musculaire est très marquée. La conclusion ; c’est qu'il ne faudra opérer que les cas dans lesquels la suppléance des mouvements de l’épaule ne suffit pas à permettre au malade les mouvements indispensables, c’est-à-dire les cas graves ou l’impotence fonctionnelle est très marquée et où l’immobilisation est fixée en pronation complète.

Page 1