‹ Contribution à l'étude de la synostose radio-cubitale congénitaleChapitre 5 sur 15 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La synostose congénitale radio-cubitale a été Pobjet de travaux assez nombreux et spécialement de deux mémoires très complets de M. Albert Mouchet et de son élève André Leleu. Il nous a paru intéressant d’apporter une contribution modeste à cette question après avoir observé dans le service du docteur de Fourmestraux une enfant présentant une synostose congémtale radio-cubitale étendue à la moitié supérieure des deux os de l’avant-bras, les cas observés jusqu'alors comprenant la description de synostose radio-cubitale supérieure. Ce sont ceux que le docteur Mouchet a étudié et ils comprennent la majorité des cas de synostoses observés jusqu’à ce Jour.

La synostose congénitale radio-cubitale supérieure est une difformité qui présente une rareté relative.

Avant la possibilité d'examens radiographiques, il

en avait été publié peu d'observations. Il semble bien que ce fut Lenoir en 1817 qui la constata pour la première fois au cours d’une autopsie. Mouchet et

Leleu ont relevé avant l’ère radiographique 15 observations seulement dont 7 publiées par Abbott en 1891. Les observations depuis lors se sont multiphées. Dans son mémoire paru en 1925, Leleu a pu en relever 141 cas alors que la thèse de Madrangé en 1914 ne comporte seulement que 73 observations précises.

La synostose radio-cubitale supérieure est, dit Mouchet, le plus souvent bilatérale — 84 fois sur 141 observations, — assez souvent symétrique et on l’observerait plus souvent chez l’homme que chez la femme. Le cas que nous avons eu l’occasion d’examiner a été observé dans le sexe féminin, était unilatéral et n’était accompagné d’aucune espèce d’autre malformation, ce qui, en dehors de l’étendue des lésions constatées, nous paraît lui donner quelque intérêt.

Me

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