‹ Contribution à l'étude de la syphilide pigmentaire du couChapitre 4 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La syphilis donne lieu à des troubles pigmentaires très variés, que l’on peut diviser en trois groupes distincts.

Dans le premier groupe nous pouvons placer ces macules brunes, noirâtres, consécutives à la résolution des éléments fortement organisés tels que les plaques papulo-squameuses. Ces macules de terminaison qu'on a désignées sous le nom de syphilide papuleuse nigricante persistent un temps plus ou moins long.

Dans un deuxième groupe, il faut placer ces troubles de pigmentation analogues à ceux qu’on observe dans un certain nombre d’affections telles que la chlorose, la leucémie, le paludisme, la tuberculose, le diabète, l’intoxication arsénicale ou alcoolique, et qui indiquent l’imprégnation de l’économie par un poison microbien, chimique ou dyscrasique.

C’est ainsi qu’on a vu se développer sous l'influence

du virus syphilitique des mélanodermies affectant la

forme de placards noirâtres (1 cas de Fournier) d’archipels maculeux, (2 cas de Fournier) (1 cas de Gemyÿ) ou revêtant le corps tout entier d’une hyperpigmentation plus ou moins régulière, (cas de Doyon).

Ces deux premiers groupes n’offrent pas un très grand intérêt, bien que les macules de terminaison puissent déjà mettre en éveil un observateur attentif. Les mélanodermies du deuxième groupe n'ont pas de caractère spécifique et sont d’ailleurs si rares qu’on en compte les exemples.

Mais il est une troisième variété de troubles pigmen- - taires, dont la valeur en matière de vénéréologie est autrement considérable. Nous voulons parler de la syphilide pigmentaire, connue aussi sous les noms de syphilide maculeuse du cou, de vitiligo, de leucopathie, ou mieux de syphilide pigmentaire réticulée et de leucodermie. Ê

Elle se présente avec des caractères cliniques si nets et si frappants par leur aspect aussi curieux que bizarre, qu’elle acquiert une valeur diagnostique considérable. Nous verrons plus loin toute l'importance qu’elle peut avoir au point de vue médico-légal.

C’est cette dérnière variété de troubles pigmentaires qui seule nous occupera dans cet ouvrage.

Mais avant d'aborder le sujet de notre thèse inaugurale, nous sommes heureux de pouvoir ici rendre hommage à tous nos maîtres dans les hôpitaux qui, par la noble façon dont ils envisageaient leur tâche,

ont su nous faire apprécier et aimer la carrière médicale :

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À nos maitres de l'Ecole de Médecine de Clermont- Ferrand, MM. les professeurs Bousquet, Du Cazai, Leperir, Bipe, PLANGHARD, FourtAux, BILLARD, qui ont guidé nos premiers pas avec tant de bienveillance.

À M. le professeur Brissaup, dont nous avons été l'élève pendant un an et qui nous a si vivement inté-

ressé dans ses entretiens cliniques sur les affections

du système nerveux.

A M. le professeur Pinarp qui, dans ses belles leçons, savait si bien nous prodiguer la meilleure part de sa longue expérience obstétrieale.

À M. le D° Comgy, que nous avons suivi avéc non moins d'intérêt, auprès de ses petits malades.

Nous tenons à remercier tout particulièrement M. le D' THIBIERGE à qui nous devons le sujet de cette thèse, de ses conseils ei des nombreuses marques de bienveillance qu’il nous a toujours témoignées.

Nous remercions également M. le D' RaAvaur, d’avoir bien voulu mettre le résultat de ses ponctions lombaires, à notre disposition.

Nous prions M. le professeur HuriNEz, d’agréer l’expression de notre profonde gratitude pour l'honneur qu'il nous fait en acceptant la présidence de notre

thèse.

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