‹ Contribution à l'étude de la Syphilis Cornéenne: Gomme de la cornéeChapitre 15 sur 26 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Cette observation et les trois suivantes ont été empruntées à la thèse du docteur Lacombe (Paris 1870).

X..., 25 ans, bonne santé habituelle, constitution robuste ; syphilis en 1874 ; chancre induré; consécutivement roséole et syphilides buccales. Plus tard syphilides ulcéreuses des jambes, ayant laissé de vastes cicatrices indélébiles.

Traitement divers : protoiodure de mercure ; bains de sublimé ; iodure de potassium.

En juin 1878, syphilide ulcéro-croûteuse couvrant toute la lèvre supérieure et envahissant le nez. Tuméfaction considérable de la lèvre. Pansement au taffetas de Vigo, sirop de

CONTES Gibert. Guérison complète vers le 23 août. Le traitement est suspendu.

Dans les derniers jours de septembre, accidents nouveaux, à savoir : 1° Syphilide ulcéro-croûteuse occupant la région du genou, très profonde ; 2° Iritis, deux synéchies postérieures ; 3° Kératite interstitielle caractérisée par une tache opaline à la partie externe de la cornée, et à égale distance du centre et de la circonférence : injection périkératique intense.

Traitement : trois cuillerées par jour de sirop d'iodure de potassium (30 grammes pour 500) ; concurremment une à deux pilules de protoiodure de mercure de 0,05 centig. chaque. Collyre à l’atropine.

Le 9 octobre il y a déjà une grande amélioration.

Le 14,la tache opaline de la cornée a presque complétement disparu. Les synéchies postérieures persistent. Cicatrisation presque complète de la syphilide ulcéro-crouteuse du genou.

Le 23, il ne reste plus trace de la tache cornéenne.

‘Le 28, apparition d’une syphilide ulcéreuse au prépuce, qui s’élargit et prend une extension considérable; elle n’est cicatrisée que vers le 20 novembre.

Depuis cette époque le malade a été revu à plusieurs reprises. [1 n’est survenu aucun accident nouvau. La cornée a la transparence normale, la vue est parfaite.

RÉFLEXIONS

Nous avons ici un homme qui, en pleine période d'accidents syphilitiques tertiaires, présente une tache opaline de la cornée. Cette tache pour laquelle, à part l’atropine, il n’est pas institué d’autre traitement que celui qui s’adresse aux accidents syphilitiques disparaît en même temps qu'eux. Nous croyons inutile d’insister davantage.

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