INTRODUCTION
La syphilis peut ‘atteindre l'appareil nerveux au ‘ ditif, centres, noyaux, tronc nerveux avec son 1150 enveloppe méningée, et ses terminaisons labyrintiques. Elle peut frapper aussi l'appareil de soutien ; Hs du labyrinthe avec ou sans participation de l'oreille ne moyenne. M Les processus anatomiques dont elle se sert sont certainement très variés. ; N. ne C’est pourquoi les manifestations spécifiques sont 1 souvent aäifférentes les unes des autres. | ie Bien qu'il soit impossible d'établir une cloison FT étanche dans les divers domaines de la syphilis, la netteté du sujet exigerait certes une classification que jusqu'ici la clinique et l’anatomie pathologique, n'ont : pas été susceptibles de donner. ‘ L’anatomie pathologique, faute d'éléments nécrop- | siques, n’a pu être à la base d’une classification. La clinique seule reste et c’est avec beaucoup de peine qu'on a pu arriver à grouper des faits se rapportant à des conceptions pathogéniques et anato- miques. |
On s'accorde en général à distinguer certains accidents neuro-auditifs de la syphilis acquise primaire et secondaire, de certaines manifestations rapportées à la syphilis congénitale.
Mais la syphilis congénitale peut revêtir la physionomie de la syphilis acquise, et nous verrons que pour l'oreille interne il en est quelquefois ainsi.
Le but de cet exposé, basé sur l'étude d’observations de labyrinthites hérédo-syphilitiques, est de décrire divers aspects cliniques très fréquents, semblet-il, de la syphilis congénitale de l'oreille interne.
Nous n’envisagerons que les manifestations spécifiques apparues dans la première enfance et ehez Padutte. 6
Nous laisserons de côté les accidents auriculaires survenant chez le nouveau-né, chez Le nourrisson et chez l’enfant en très bas âge, car nous ne traiterons pas de la surdi-mutité.
Notre travail comprendra :
Un chapitre d'historique * Après avoir envisagé la syphilis de l'oreille dans son ensemble, nous nous en éloignerons au fur et à mesure des progrès de l'otologie, pour n'avoir enfin en vue quela syphilis congénitale du labyrinthe.
Un exposé de nos observations de labyrinthites hérédo-syphilitiques.
Des déductions cliniques où nous essayerons de démêler les aspects les plus fréquents dé l'affection qui nous occupe avec ses formes cliniques plus rares et son évolution particulière, son pronostic.
Des considérations anatomo-pathologiques et.
pathogéniques qui nous ont paru cadrer avec lessignes cliniques d’une part, avec l'étude du sérum. sanguin et du liquide céphalo-rachidien d’autre part.
Dans un chapitre consacré au diagnostic, nous nous attacherons à démontrer, non seulement la ressemblance de certains cas, rares d’ailleurs, de syphilis héréditaire neuro-auditive, avec les cas très fréquents de syphilis neura-labyrinthique acquise, mais encore et surtout la différence qui existe le plus souvent entre les accidents neuro-auditifs de la syphilis acquise, et les manifestations auriculaires de la syphilis congénitale. Entre ces deux types, nous placerons certaines formes de labyrinthites dont la nature est loin d’être déterminée, bien que la balance semble pencher vers la syphilis héréditaire ou acquise, ns
Un chapitre de traitement nous permettra d’énoncer divers essais thérapeuthiques, avec une note spéciale pour les sels de bismuth, dont l'emploi en otologie n’est pas encore courant.
Si nous avons réussi à donner un peu de lumière à ce sujet encore si ténébreux c’est à nos maîtres et à nos collaborateurs que nous le devons.
Nous exprimerons ici notre reconnaissance :
À M. Lermoyez, le maître incontesté de l’otologie française, qui voulut bien pendant plus d’un an nous admettre avec tant de bonté à la faveur de son enseignement si profitable.
À M. Bourgeois, auquel nous devons l'orientation
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de notre travail et qui fut pour nous le guide si bien-
veillant durant cette année. Nous le remercions des
marques d'estime qu’il nous atémoignées eten particulier de nous avoir permis de remplir les fonctions d interne dans son service.
À M. Hautant qui, non seulement, fat pour nous
à l'hôpital Saint-Antoine un maitre et un conseiller si accueillant, mais quinous permit en grande partie l’étude de la syphilis de l’oreille interne en nous. ouvrant sa consultation d’otologie de l'hôpital Boucicaut. , | }
A M. Pinard aux côtés duquel nous avons pu tra-
vailler grâce à son aimable accueil, à sa consultation
de syphiligraphie.
A M. Raadier qui nous prodigua avec tant de sympathiè ses précieux conseils, Le
A M. Chailloux grâce à qui nous avons pu étudier le signe de Hennebert et la conduction osseuse chez les hérédo-spécifiques atteints de kératite interstitielle.
A M. Dumouthiers dont la collaboration nous fut
si précieuse pour nos examens de laboratoire.