‹ Contribution à l'étude de La syphilis héréditaire précoceChapitre 3 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La syphilis est une maladie générale, spécifique et contagieuse, Elle fait partie du grand groupe des maladies infectieuses chroniques et, tout comme la tuberculose, la fièvre typhoïde, elle est provoquée, selon toute apparence, par un microorganisme, que lascience n’est pas encore parvenue à découvrir. Ses symptômes se succèdent dans un ordre bien déterminé et présentent tout un ensemble de caractères facilement reconnaissables.

La syphilis comporte deux modes de transmission, d'où ses subdivisions en :

1° Syphils acquise. ; 2° — héréditaire.

La syphilis acquise se transmet d’un individu affecté à un individu sain, indemne de manitestations syphilitiques: Elle se traduit par différents ordres d'accidents : les uns, primitifs, directs, se développant au lieu même où agit la cause, les autres successifs, indirects, soumis à certaines lois d’évolution. Ces derniers accidents se subdivisent eux-mêmes en deux groupes : accidents secondaires et accidents lertiatres.

Le cadre imposé à notre travail ne nous permet pas de passer enrevue les divers accidents de la syphilis acquise. Aussi les passerons-nous sous silence.

La syphilis héréditaire est celle qui est transmise au fœtus au moment de la conception ou pendant la vie intra-utérine. Elle se fait remarquer par l'absence d'accident primitif et par sa marche toute particulière. À une époque plus ou moins rapprochée de la naissance, le nouveau-né présente d'emblée la phase de généralisation avec toute sa gravité caractéristique.

Muni de ces données succinctes, préliminaires indispensables à toute appréciation rigoureuse de notre travail, nous allons aborder l'étude de la syphilis héréditaire précoce et en faire l'exposé dans notre thèse.

Nous n'avons point la prétention d'étudier dans tous ses détails ce chapitre, qui est sans conteste l’un des plus intéressants de la pathologie générale et de la syphiligraphie. Notre but estbien plus modeste. Nous allons tout simplement faire une étude d'ensemble, une revue générale de la syphilis héréditaire précoce et nous tâcherons d'analyser ces manifestations chez les nouveau-nés par les quelques observations personnelles que nous avons eu l’occasion de prendre dans le service de M. le professeur Baumel, durant les derniers moments de nos études médicales.

Avant d'aborder’ les détails que comporte l'étude de la syphilis héréditaire précoce, nous croyons utile, après avoir fait l'historique de la question, de décrire brièvement, dans deux chapitres distincts, la provenance de cette maladie et l'influence qu’exerce le traitement et le temps sur la transmission héréditaire de la syphilis. À part ces deux chapitres, notre travail comprend encore quatre chapitres traitant de la symptomatologie, du diagnostic, du pronostic et enfin du traitement de la syphilis héréditaire précoce. Nous terminons ce court travail par les conclusions tirées de cette étude.

Mais nous devons déclarer que la majeure partie de ce

travail ne nous appartient pas : elle revient de droit à notre maitre, M. le professeur Baumel, qui nous en a fourni les premiers éléments. Qu'il nous permette de lui offrir publiquement le témoignage de notre reconnaissance pour les utiles et bienveillants conseils qu'il nous a si généreusement prodigués.

M. le docteur Andrieu, chef de clinique des maladies des enfants, et M. le docteur Reynès, chef de clinique d’accouchements et de gynécologie, ont droit à nos vils remerciements pour les divers renseignements et observations qu'ils ont mis à notre disposition.

Au moment où nous terminons nos études médicales, entièrement accomplies à Montpellier, c’est pour nous un devoir aussi naturel qu’agréable à remplir que d'adresser aux maïitres de cette Faculté le respectueux hommage de notre inaltérable gratitude. Nous sommes heureux de déclarer publiquement, combien leurs conseils incessants nous ont été précieux pour comprendre les nobles obligations qu'entraîne la profession médicale.

Nous remercions notre maître, M. le professeur Baumel, à qui nous devons la première idée de ce travail, des précieux conseils qu’il nous a donnés sur la manière de concevoir et d'exposer notre sujet. En nous faisant l’honneur de présider cette thèse il continue à nous témoigner la sympathie qu'il a toujours manifestée à notre égard.

Nous garderons un souvenir ineffaçable de reconnaissance et de sincère affection envers M. le professeur Forgue, qui, durant une longue maladie se montra d'un empressement et d’un dévouement dont nous ne saurions trop le remercier.

DE

REC OGC

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