PREAMBULE
La syphilis héréditaire se présente rarement chez le nourrisson avec les signes presque pathognomoniques que les classiques ont décrit (pemphigus de la paume des mains et de la plante des pieds, coryza précoce chronique, splénomégalie précoce, syphilides de la peau et des muqueuses, pseudo-paralysie des nouveau-nés ou maladie de Parrot) et qui en rendent le diagnostic relativement facile. Polymorphe à l’excès, elle emprunte à bien des affections du nourrisson leur symptomatologie spéciale, créant ainsi des formes « larvées » dont le diagnostic difficile doit être soigneusement recherché. On pensera à elle en face de beaucoup d’affections qui, normalement traitées, n’ont aucune tendance à la guérison.
Devant cette variété d’affections où elle peut se dissimuler, certains auteurs (Leredde) ont attribué une étiologie hérédosyphilitique à presque toutes les manifestations pathologiques
du nourrisson. Mais, devant les déboires occasionnés par cette incontestable erreur, il est tout naturel que d’autres auteurs (Comby), tombés dans l’excès contraire, se refusent à la voir. Aussi le travail du clinicien doit être dans l'interprétation délicate du diagnostic clinique puisque nous savons combien grande doit être la circonspection devant les résultats des divers
examens de laboratoire.
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