‹ Contribution à l'étude de la syphilis larvée du nourrissonChapitre 7 sur 25 · RARETE RELATIVE DE LA SYPHILIS EVIDENTE DU NOURRISSON · texte numérisé non relu

RARETE RELATIVE DE LA SYPHILIS EVIDENTE DU NOURRISSON

La lecture des livres classiques sur l’hérédo-syphilis nous enseigne combien il est aisé de faire le diagnostic de cette affection. Cependant, si nous fréquentons assidûment une consultation de nourrissons, nous voyons que la spécificité congénitale n’est pas toujours cette maladie tapageuse dont la gravité apparente des manifestations confirment d'emblée le diagnostic.

On ne voit que très rarement du pemphigus palmo-plantaire, que suit un coryza chronique et des syphilides de la peau. On voit assez souvent des maladies de Parrot. Certes, devant de telles lésions, le doute ne peut subsister, même en dehors de toute atteinte viscérale ou de troubles de l’état général. Mais ces manifestations sont bien rares. L'opinion de syphiligraphes et de pédiatres contemporains nous paraît assez unanime à ce sujet.

Babonneix rencontre beaucoup plus souvent des signes nerveux, des convulsions fréquemment en rapport avec l’hérédosyphilis, des contractures à type hémi ou diplégique, des mouvements involontaires de type athétoso-choréique; le mongolisme lui fait suspecter la spécificité ainsi que les malformations congénitales, le rachitisme précoce avec craniotabes et l’athrepsie.

Comby a particulièrement étudié une anémie avec teint cireux, légère bouffissure, grosse rate, polyadénopathie et des veines épicraniennes apparentes.

Devraigne et Sauphar attachent une grande importance aux courbes de poids mauvaises chez des enfants bien réglés avec hémorragies simples ou multiples.

Page 1