‹ Contribution à l'Étude de la Syphilis Post-TraumatiqueChapitre 16 sur 29 · I. — Les syphilides post-traumatiques · texte numérisé non relu

I. — Les syphilides post-traumatiques

Ce groupe des manifestations syphilitiques posttraumatiques à localisation uniquement tégumentaire, ne comprend qu’un petit nombre de cas publiés,

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une quinzaine, Car nous ne rangeons PAS, dans cette catégorie, les faits où il existe des lésions osseuses sous-jacentes aux lésions cutanées.

Ces observations sont très comparables : il s’agit, en général, d’un traumatisme unique, violent (contusion, plaie contuse, plaie de guerre) atteignant un syphilitique ancien et suivi du développement in situ de manifestations qui sont toutes du type tertiaire. Presque toujours, ce sont des « ulcérations syphilitiques » ou des « gommes ulcérées », plus rarement des syphilides tuberculeuses ou tuberculo-squameuses.

Une observation caractéristique de ces lésions a été publiée récemment par MM. Gougerot et Filliol (Syphilis gommeuse post-traumatique après morsure de chien, Soc. Dermat. et Syphil., 9 décembre 1926, p. 688) :

« Mme U.…., vient consulter le 2 novembre 1926 pour une ulcération de la face interne de la jambe droite, consécutive à une morsure de chien, subie le 26 octobre. Cette morsure a déterminé, sur le moment, une étroite plaie transversale de 1 cm. de long, qui, dans les jours suivants, s’est rapidement élargie et approfondie.

A l’examen, on constate à la partie moyenne de la face interne de la jambe droite, une ulcération oblongue de 4 X 2 cm., formée de deux cercles confluents. Les bords rouge cuivre sont régulièrement arrondis, tracés au compas, taillés à pic; du fond bourbillonneux s’écoule un liquide puriforme et filant, L’ulcération est cerclée d’un halo rouge ; sa

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