V. — Traumatisme antérieur à l'infection syphilitique
Bien que ces lésions n’appartiennent pas à la Syphilis post-traumatique telle que nous l'avons défi-
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nie au début de ce travail, nous croyons cependant intéressant de les signaler. Nous n’avons envisagé jusqu'ici que les cas où le traumatisme, postérieur à la date de la contamination syphilitique, provoquait, localisait en son point d’application, l'infection existante. |
Dans ce groupe, il s’agit au contraire de manifestations spécifiques apparaissant au cours de l’évolution d’une syphilis, exactement au niveau du point d'application d’un traumatisme ayant atteint le sujet bien avant l’époque de sa contamination syphilitique.
Les faits de cet ordre sont très rares; CI. Simon en signale deux cas, l’un de Benicy, l’autre de Pasini. Dans le premier, il s’agit « d’un homme blessé en août 1870 par balle ayant déterminé une fracture du cubitus, qui contracta la syphilis en octobre 1871 et fut pris en avril 1875 de périostite gommeuse de Pavant-bras, qui récidiva et détermina une large ulcération. » L’autre concerne « un malade qui présenta en 1920 une gomme ulcérée de la jambe gauche ayant comme point d’origine un cal osseux tibiopéronier consécutif à une plaie comminutive par éclat de grenade, du tibia et du péroné. Le traumatisme était de 1916, la syphilis de 1920. »
Nous avons retrouvé deux observations de cet crdre citées dans la thèse de Picard (Nancy, 1904). L'une est personnelle à cet auteur et a trait à une ostéomyélite absolument typique du tibia, apparue 6 mois après un chancre, exactement au niveau d’un traumatisme important datant d’un an. L’autre est
due à Grant (Edimb. Med. Journ, janvier 1888): « Un homme de 29 ans était syphilitique depuis deux ans; sa syphilis était du reste bénigne. L’avulsion d’une dent amène une périostite aiguë bientôt suivie de lésions syphilitiques du maxillaire avec nécrose de ce maxillaire, du vomer et des os du nez, »