LL ACT
Fic. 4. — Marie-Louise Roc... (obs. IT).
Troisième radiographie faite le 3 août 1935.
Le nettoyage radiologique est complet.
LACaze (32-3).
AL
Aa) Psy te 02
OBservaTIiox I
(VixcENT P. Norman, British Medical Journal, 26 nov. 1932, p. 967.)
Le malade, un homme âgé de 56 ans, fut admis pour frissons, douleur dans le côté gauche et toux, dans la soirée du 5 mai 1929.
Son histoire était celle-ci : Il était bien portant et travaillait jusqu’à quelques jours avant ces symptômes, qu'il qualifie de « mauvais froid ». Quand nous l’avons examiné, sa température était de 38°5, son pouls à 90, et il avait 34 respirations par minute.
Les signes physiques consistaient en des râles muqueux dans l'étendue des deux poumons, avec intensité respiratoire diminuée à la base gauche, ainsi qu’à la région axillaire, avec, en même temps, de fines crépitations.
Quarante-huit heures après. cet examen, on avait l'impression d’une condensation pulmonaire de la base gauche.
L’expectoration était tenace et légèrement hémoptoïque.
Pendant une semaine, pas de grands changements dans les signes généraux et les signes physiques.
La fièvre devint rémittente, et le malade se plaignit de beaucoup souffrir du côté gauche, surtout la nuit.
Au bout de trois semaines, comme la température oscillait toujours de 38 à 38°5, et que les signes physiques du poumon ne rétrocédaient pas, les douleurs nocturnes empêchant tout sommeil, on fit une ponction exploratrice qui resta blanche.
L’expectoration sanguinolente continuant, la recherche du B. K. fut faite dans les crachats; elle fut négative.
La radiographie montra une ombre profonde visible au niveau de la 6° côte. On pensa que cette ombre était due à une tumeur probablement maligne.
La persistance des douleurs nocturnes suggéra la possibilité de la nature syphilitique de la tumeur, quoique le malade niait tout antécédent syphilitique.
La réaction de B.-W. fut faite et se montra positive.
Avant de commencer le traitement par l’iodure de potassium,
la peau de la région axillaire antérieure devint rouge el s'ulcéra. Une petite quantité de pus s’échappa, suivie d’une plus grande quantité de matière gommeuse typique.
Tout le processus disparut rapidement sous l'action de l'iodure
et le malade fut complètement guéri en quelques semaines.