‹ Contribution à l'étude de la syphilis pulmonaire et de quelques formes gommeuses en particulierChapitre 43 sur 48 · C. — La radiologie · texte numérisé non relu

C. — La radiologie

Nous pensons que l'examen radiologique est, avec le traitement d'épreuve, le meilleur moyen d'arriver au diagnostie,

L'image obronde de Sergent, enchâssée dans un parenchyme pulmonaire clair, a une précieuse valeur diagnostique : « Chez un sujet syphilitique avéré, une image arrondie en plein parenchyme pulmonaire doit évoquer, en dehors de toute autre circonstance étiologique particulière, la possibilité d'une gomme et imposer le traitement d'épreuve. » Nous irons plus loin et nous dirons que, même en l'absence de tout anamnestique, de tout test de syphilis, une image obronde caractéristique impose la même conduite,

Ai

Sergent, Imbert et Piot citent l'observation d'un homme de 49 ans chez lequel un syndrome médiastinal et pulmonaire avail fait porter le diagnostic de sarcome primitif du poumon en raison des caractères de l’image radiographique. L'apparition d'une syphilide frontale tertiaire ulcéro-gommeuse apporta l'obligation de recourir au traitement spécilique; la gomme frontale disparut, les localisations pulmonaires et médiastinales s’amendèrent considérablement, ne iaissant comme traces ‘que les cicatrices scléreuses sur les-

quelles le traitement ne pouvait plus agir. Toutefois, la constatation radiologique d'une image arrondie en un point quelconque du poumon ne comporte en elle-même aucune signification absolue,

Des images identiques peuvent être données par d’autres

allections..

1° Le KkYSTE HYDATIQUE DU POUMON.

On y pensera chaque fois qu'on rencontrera une opacité dont les contours sont un cercle où comportent un segment de “cercle.

On se rappellera que la description de Béclère : « ombre arrondie d'aspect homogène à contours nets, comme tracés au compas, tranchant sur la clarté du parenchyme voisin, n'est pas pathognomonique du kyste hydatique. Belot et Peteuil (Presse médicale, 25 avril 1936) donnent comme signes plus caractéristiques les images de décollement de la membrane vésiculaire, avec, à la partie supérieure du kyste, un décollement en croissant.

Dans les kystes ouverts et en partie évacués, c'est le signe de la membrane hydatique donnant une ligne Testonnée.

Ces deux signes sont malheureusement rares; en fout cas, on se basera sur le contexte clinique, la réaction de déviation du complément de Weinberg, l'intradermo-réaction de Casoni, la recherche de l'éosinophilie sanguine.

A Eu 9° LES CANCERS DU POUMON.

Ces affections se différencieront par leur allure clinique, caractérisée par l'intensité de la douleur thoracique, lexpectoration gelée de groseille, encore qu'on ait contesté la valeur de celle-ci, l’évolution rapide vers la cachexie et la mort. L'épanchement pleural hémorragique ou séro-Hibrineux (Huguenin) en cas d'atteinte de la plèvre, Les adénopathies axillaires et sus-claviculaires ‘avec ganglions caractéristi-

ques.

Certaines formes de nodules métastatiques pulmonaires peuvent donner également des images obrondes, qui, à première vue, peuvent simuler la gomme.

Nous en avons observé un cas démonstratif dans le service de M. le Professeur Mauriac.

La malade fut admise pour dyspnée intense. Une radiographie des poumons faite le 17 mars 1935 révéla la présence en plein parenchyme pulmonaire de deux images arrondies, erosses comme une pièce de 1 franc, à contours bien nets, entourées de tissu pulmonaire sain. Ces deux images, qui siégeaient une à gauche et l’autre à droite (cf. figure 5) avaient out à fait l'aspect des gommes syphilitiques décrit par Sergent.

Elles étaient, chacune prise isolément, superposables à l’image de la figure 1.

Mais dans le cas que nous rapportons, ces images radiographiques devaient être considérées comme des images typiques de cancers secondaires du poumon.

£n ellet, d'une part, l’anamnèse révélait une intervention chirurgicale pour néoplasme du rein en 1932 (service de M. le Prof. Duvergey).

D'autre part, la dyspnée était intense, S'accompagnant de cyanose, d'une toux incessante rebelle à toute thérapeutique, le silence séméiologique absolu, la négativité de l’enquête sérologique, l'aggravation de l’état général, militaient en faveur du diagnostic de néoplasme pulmonaire,

Fig. 5. — Bou... (Emma). Métastases pulmonaires d’un n6o du rein

opéré en 1932.

tadiographie faite le 17 août 1935.

On note l'existence d'images obrondes, enchassées en plein parenchyme normal.

+ sn nn.” .

on L —… e eu : ar n :

Le “i. — e eee —— — — nn.

le — … — « EN È :

re Re ..

— Le o nt l ’ D # Cr 1 Te bn, et ï ÿ :

Page 1