‹ Contribution à l'étude de la syphilis pulmonaire et de quelques formes gommeuses en particulierChapitre 45 sur 48 · QN ES · texte numérisé non relu

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Du reste, une deuxième radiographie faite le 20 mai 1933 dans les mêmes conditions montre l’extension du processus par l'apparition d’une troisième image nodulaire de même aspect que les précédentes.

Si nous rapprochons cette observation de néoplasme secondaire du poumon des observations de gomme syphilitique du poumon, c'est pour mieux attirer l'attention sur la difficulté de l'interprétation des images « obrondes », car, à y regarder de très près, on peut affirmer qu'une image de gomme et un nodule métastatique sont réductibles à une séméiologie radiographique identique.

Sergent et Benda rapportent le cas d’une femme soignée à la Charité.

Au cours d'un processus aigu d'infflammation pleuropulmonaire, cette malade fut ponctionnée à plusieurs reprises quelques jours avant son entrée dans le service.

La radiographie, qui ne fut faite qu'après la ponction, montra l'existence d’une image ovalaire, régulière, homogène, à contours nets accolés au contour costa.

Le diagnostic était d'autant plus difficile que cette malade avait fait une fausse couche et avait une réaction de Bordet- Wassermann positive dans le sang,

Le traitement d’épreuve fut institué, mais sans amener la moindre modification de l’image ronde qui resta constamment semblable à elle-même pendant plus de deux mois.

Les ponctions pleurales répétées firent le diagnostic de petit hématome sous-pleural.

D. — Le traitement d’épreuve.

Il constitue à la fois la pierre de touche du diagnostic et le traitement de la maladie. Il a une très grande valeur, mais doit être conduit avec précision. Un traitement insuffisant peut aboutir à un échec, alors qu'il s’agit de syphilis. Il

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devient alors une cause d’erreur diagnostique des plus graves.

Les résultats du traitement doivent être nets et rapides. Sous le contrôle de la radiologie il prend la valeur d'une démonstration expérimentale.

Dans le diagnostic différentiel avec la tuberculose, le traitement d’épreuve présente, à notre avis, une très grande valeur. 2

Roubier déclare avoir, à de nombreuses reprises, dans son service d'affections respiratoires, traité par des injections mercurielles ou de bismuth des tuberculeux pulmonaires anciens syphilitiques dans l’espoir d'améliorer leurs lésions tuberculeuses. Cr, jamais il n’a observé d'amélioration manifeste, souvent même, il a noté des aggravations (Journal de médecine de Lyon, 1931, n° 645).

En résumé, malgré les observations que nous avons rapportées, malgré les tentatives d'isolement de formes cliniques, le diagnostic de syphilis pulmonaire ne présente pas de groupement syndromatique qui lui appartienne en propre, et si certaines données de l'examen clinique et radiologique nous paraissent, parmi les éléments, les meilleures du diagnostic, il demeure bien entendu qu'il s’agit là de critères d’une valeur bien discutable, et cela n'empêche pas tout de même d'arriver fermement au diagnostic de syphilis pulmonaire, comme le prouvent les observations que nous avons réunies dans ce travail.

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