IL. — De cette forme gommeuse nous apportons deux obser
vations inédites du Service de Clinique médicale de M. le Professeur P. Mauriac.
Ces observations nous semblent présenter suffisamment de garanties pour pouvoir considérer le diagnostic de syphilis pulmonaire à forme gommeuse comme certain.
Des arguments cliniques, radiologiques et thérapeutiques ont été apportés.
Ces deux observations réalisent : l'une une forme de gomme au stade dit de crudité, l’autre une forme de gomme ramollie s'étant fistulisée et ayant fait effraction dans la plèvre pour créer un syndrome de pyopneumothorax enkysté.
La première est très proche des descriptions et des données radiologiques les plus classiques.
La deuxième réalise un nouveau type clinique; en effet, de nos recherches, il résulte qu'aucune observation de la littérature médicale ne lui est typiquement superposable.
A ce point de vue, elle présente un intérêt clinique et un intérêt doctrinal.
HT. —— Nous avons fait une étude analytique des signes de Ssyphilis pulmonaire à forme gonmmeuse; de cette étude, il résulte qu'il n'existe pas de signes pathognomoniques, mais des groupements symptomatiques et des aspects radiologiques qui, dans une certaine mesure, peuvent permettre ce diagnostic, qui est par ailleurs difficile et demeure souvent, en clinique, un diagnostic d'élimination.
Bien que diagnostic d'élimination, il peut tout de même être porté sur des bases, suffisamment solides, comme Île prouvent les publications antérieures et nos propres observalions.
IV. — Dans un eflort de synthèse, nous avons essayé d'isoler deux tvpes cliniques.
Ces deux types, cependant, n'ont que la valeur de schémas; le caractère protéilornre de la syphilis pulmonaire demeure une de ses dominantes essentielles.
V. — Le traitement d'épreuve nous apparaît, dans cette forine du moins, Comme un argument de premier plan du diagnostic de la syphilis du poumon à forme gommeuse.
Il doit conduire à une restitulio ad integrum; ceci place la syphilis pulmonaire à forme gommeuse en dehors des autres formes de syphilis pulmonaire classiques dans lesquelles un nombre important de facteurs (sclérose, bronchectasies, atteintes vasculaires, ete.), résistent le plus souvent, en grande partie du moins, à l’action du traitement.
Celui-ci, d'ailleurs, doit être conduit avec prudence et doit s'inspirer des règles les plus sévères.
Et Eee