CADET
ses affections pulmonaires observées salle 15 et salle 6 dans le cours de ces trois dernières années, nous ne retiendrons que trois cas; parmi ceux-ci, deux ressortissent à la forme scommeuse, qui est précisément l’objet de ce travail; une est une forme hybride de tuberculose et de syphilis.
ILne sera pas fait état de cette dernière observation, dont le diagnostic posé cliniquement reçut une confirmation anatomo-pathologique; elle doit être ultérieurement publiée par les soins du service. ;
Il en est de même d'une autre observation bordelaise, pleine d'intérêt, publiée le 20 mai 1933 à la Société de médecine et de chirurgie par M. le Professeur Petges et ses élèves, le Docteur A. Petges et le Docteur Jacques Lévy, observation qui à trait aux résultats éloignés de deux années de traitement spécifique d’une syphilis pulmonaire et d'un syphilome ano-rectal.
Il n’est pas dans notre intention de faire une revue générale de la syphihs du poumon.
Elle à fait l’objet de nombreux travaux, en particulier de M. Benda (La bronchite chronique syphilitique, Thèse Paris, 1927), Azoulay (La forme sèche hémoptoïque de la dilatation bronchique, Thèse Paris, 1924-1995) et de M. le Professeur Sergent; cela nous entraînerait hors des limites que nous nous sommes fixées.
Nous ne parlerons pas des scléroses pulmonaires syphili- Hiques, des bronchectasies, qui ont été considérées comme un chapitre capital de la syphilis pulmonaire (La syphilis pulmonaire est axée par la bronche, Letulle), et des hybrides syphilo-tuberculeux.
Nous ne parlerons pas non plus du cas récemment décrit et peut-être même un peu hâtivement sous le nom de Syphilose aiguë bronchopneumonmique (Cathala, Auzépy et P. Grenel, Société médicale des Hôpitaux de Paris, 26 juin 1936), ui des formes connues sous le nom de granulie syphilitique décrit par J. Dechaume; celles-ci ont été l’objet de recherches Soigneuses au point de vue clinique et anatomo-pathologique.
FETE CEE
Nous étudierons exclusivement la forme gommulaire circonscrité — amas scléro-gommeux — et surtout la gomme isoiée dans le parenchyme pulmonaire, formes qui peuvent être considérées comme une entité clinique, syndromatique et radiologique et sur lesquelles le traitement spécifique agit avec une particulière électivité.
Malheureusement, nos observations n'apportent pas de preuves anatomo-pathologiques, qui pourraient a priori être seules considérées comme décisives. Toutefois, il faut nous garder de cette sévérité scientifique parce que, par définition, nous considérons la guérison par le seul traitement antsyphililique comme un argument de poids en faveur de ce diagnostic; il demeure entendu que, dans l'appréciation de la valeur de celui-ci, il est des facteurs irréductibles ou difficilement réductibles, tels que les scléroses consécutives, les infections secondaires, qui peuvent retarder la guérison, modilier les aspects radiologiques, mais qui ne diminuent pas la Valeur de l'argument thérapeutique.
Par contre, il nous semble qu'il soit possible, dans le cadre général de la syphilis pulmonaire, de faire une place à part à la forme gommeuse. Cette forme présente un triple intérêt clinique, radiologique, thérapeutique.
De ce fait, elle nous paraît avoir « droit de cité » dans le chapitre général des localisations de la syphilis à l’appareil broncho-pulmonaire, Elle s'avère même comme une forme très hautement différenciée de celle-cr.
Celle opinion, qui n’est peut-être pas celle admise par les classiques qui ont longtemps réduit essentiellement la svphilis pulmonaire aux vieilles scléroses cicatricielles ou évolutives du parenchyme pulmonaire, à certaines formes de bronchites chroniques, à certaines bronchectasies, nous parait justiliée à l'heure actuelle à la lumière précisément des observations que nous rapportons.