‹ Contribution à l'étude de la syphilis pulmonaire et de quelques formes gommeuses en particulierChapitre 7 sur 48 · I. — Première période · texte numérisé non relu

I. — Première période

Paracelse, au xv° siècle, semble être lun des premiers qui ait soupconné la syphilis dans l’étiologie de certaines pneumopathies. Il considérait Ja « vérole » comme capable de produire à la fois des exanthèmes, des hydropisies et de la phtisie.

Une foule d'auteurs de cette époque (1500 à 1740), parmi lesquels Schenk, von Grafenberg, et surtout Astruc, en décrivant la phtisie syphilitique, exagèrent le rôle de la syphilis dans les maladies du poumon, en lui rapportant toutes les manifestations pulmonaires survenant chez les vérolés.

Ils se basent, pour étayer leur théorie, sur quelques observations de guérison miraculeuse de la phtisie érotique par le mercure.

I. — Deuxième période, marquée par l’influence scientifique de Laënnec.

Une phase entièrement nouvelle débute avec Laënnec, qui, par l'introduction de l'anatomie pathologique et de l’auscultation, fait en quelque sorte table rase du passé. Il montre que la phlisie est due à la tuberculose, et du coup, il nie la Syphilis, qui tombe dans l'oubli.

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Toutelois, ses successeurs peuvent alors étudier scientifiquement la question : MM. Cullerier, Lagneau, Mac-Carthy et, un peu plus tard, Ricord; et si leurs travaux ne sont pas

très précis, ils préparent la voie aux investigations futures.

IT. — Troisième période, ou période des constatations anatomo-pathologiques.

Cette période part du milieu du siècle dernier. Dès 1851, Dépaul étudie avec soin les lésions pulmonaires qu’il constate chez le fœtus syphilitique, puis la même étude est reprise chez le fœtus et l’adulte par Virchow, qui décrit la pneumonie blanche, et aussi par Cornil, Rauvier, Wagner et Pidoux. Enfin les recherches de Lancereaux aboutissent à la première description d'ensemble, tant anatomique que clinique.

À Ja suite de Lancereaux, Gamberini, Potain, Mauriac, Fournier, Dieulaloy, par l’analyse des faits cliniques et anatomiques, s’attachent à rechercher les différents aspects de la syphihs du poumon.

C'est la période où lon parle de pneumonie, de gommes, de cavernes, on reprend le vocable de phtisie syphilitique.

\près celte période, aucun doute ne paraissait possible, au sujet de lexistence de la syphilis pulmonaire, Toutefois un certain nombre d'auteurs, tout en acceptant ces notions, ne leur accordaient pas beaucoup d'importance. Is exigeaient pour preuve la présence dans le poumon de vastes lésions scléro-gommeuses et persistaient à considérer la syphilis pleuro-pulmonaire comme une affection exception-

nelle.

IV, — Quatrième période, ou de mise -au point.

Cette dernière étape est de date assez récente. Elle rend à la syphilis sa vraie place dans la pathologie du poumon. Le livre de Bériel (1907), les thèses de Massia et Abbécassis,

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