‹ Contribution à l'Étude de la Syphilis PulmonaireChapitre 10 sur 20 · DIAGNOSTIC DE LA SYPHILIS PULMONAIRE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DE LA SYPHILIS PULMONAIRE

Nous venons de passer en revue les différentes formes de syphilis pulmonaire. Nous avons vu que la syphilis pulmonaire héréditaire et la syphilis pulmonaire de la période secondaire ne présentaient qu’un médiocre intérêt clinique; la première, à cause de la rapidité de son évolution; la seconde, parce qu’elle est relativement facile à diagnostiquer, étant contemporaine, ou presque, de l’éruption roséolique, et qu’elle tend d’ailleurs sponta-. nément à la guérison.

Par contre, nous avons vu que la syphilis pulmonaire tertiaire prend la forme d’affections graves. ne guérissant bien souvent que sous l'influence du traitement spécifique, et surtout qu’elle est de diagnostic très difficile.

.. La clinique ne permet pas de la distinguer des

affections pulmonaires d’étiologies différenets; en

particulier, la confusion avec la tuberculose pul-

monaire est presque la règle; ce n’est que lorsque

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les antécédents ou une autre localisation oriente l'esprit vers la RU que le diagnostic est possible.

La radiologie ne donne pas davantage la certitude; c’est à peine si un détail, par exemple la forme de la scissure dans la lobite syphilitique, peut parfois donner l’éveil.

De plus, l’associatién possible syphilis-tuberculose vient encore compliquer le problème.

Le laboratoire sera lui aussi bien souvent incapable de donner la clef de l’énigme : l’absence de bacilles de Koch dans les crachats écarte la tuberculose, mais ne prouve pas la nature syphilitique des lésions. Il est impossible de mettre en évidence le spirochète dans l’expectoration. Le Wassermann peut être négatif, même dans le cas de syphilis pulmonaire, comme le montre une observation de Raybaud et Jouve concernant une lobite syphilitique.

Quéls seront donc les arguments en faveur de la syphilis pulmonaire ?

a) Les arguments cliniques :

Antécédents personnels : parfois le malade se sait syphilitique. |

L'examen du conjoint pourra quelquefois montrer chez lui l'existence de lésions syphilitiques.

Les enfants peuvent présenter des signes QUE rédo-syphilis, -

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Mais surtout la constatation sur le malade de localisations syphilitiques diverses aura une grande importance :

Lésions osseuses : périotiste du tibia, ostéite du

sternum par exemple;

Lésions viscérales : aortite, tabes, épididymite;

Douleurs ostéocopes comme dans une belle ob-

servation de Sergent;

Céphalées nocturnes rebelles.

b) Les arguments fournis par le laboratoire

Réaction de Bordet-Wassermann, réaction de Hecht, réaction de Kahn.

L'absence de bacilles de Koch dans les crachats.

c) Enfin, le traitement d’épreuve,

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