OBSERVATION N
M”* A. G. est une femme de 52 ans, exerçant la profession de brossière, qui tous les hivers, nous dit-elle, est sujette à des bronchites caractérisées par de la température, de la toux, et une expectoration assez abondante. Elle subit, voici quatorze
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ans, une hystérectomie nécessitée par un fibrome. Elle a fait une fausse couche; a perdu un enfant au ‘cours dé sa prémière année d’une affection qu’elle ne peut préciser; elle n’a pas d’autre enfant.
Son mari a fait une pleurésie voici une quinzaine d'années, et, depuis ce temps, il tousse et crache abondamment.
On note aussi que la mère de cette femme est décédée d’une affection pulmonaire, vraisemblablement de tuberculose.
Au début du mois d'avril 1935, cette femme se plaignit d’une céphalée frontale violente en même temps qu’elle commençait à tousser et à cracher, ressentant au cours des efforts de toux une douleur à la base de l’hémithorax droit. Sa température s’éleva jusqu’à 39° le soir, se maintenant le matin aux environs de la normale.
Cet état persista durant tout le mois d’avril, pendant lequel la malade nous dit avoir beaucoup maigri. Son médecin, pensant à une tuberculose pulmonaire, la fait hospitaliser le 6 mai.
En examinant cette femme, ce qui frappe tout d’abord, ce sont les nombreuses varicosités dont sont ornées ses pommettes, varicosités qui abondent également sur ses pieds; elle est d’ailleurs un peu trémulante, s'exprime avec volubilité, avoue