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trois semaines à Uriage. Depuis, € à chaque changement de saison », il prend des pilules d'hectine et des pilules mercurielles.
En 1912, le malade a une hémoptysie à la suite de laquelle il passe les hivers de 1912-1913 et 1914 dans le Midi. Mobilisé en août 1914, il est peu après hospitalisé à Bégin, où la constatation de bacilles de Koch dans ses crachats le fait réformer. Jusqu'en mai 1920, il semble
se bien porter, mais depuis il se sent très fatigué, a perdu
l'appétit et maigri. I] fait néanmoins de fréquents voyages
en Europe centrale. Au cours d’un de ces voyages, de passage à Munich, il achète, par pur hasard, dit-il, un thermomètre. Rentré à Paris, il veut l'essayer et constate, à sa grande surprise, qu'il marque 39°. I s'alite.
19 octobre 1920 : Nous le voyons pour la première fois. Il y a cinquante-quatre jours qu'il a fortuitement constaté la fièvre qui, depuis, n’a point discontinué (voir la courbe de lobs IT), résistant au repos absolu, à Faspirine, au pyramidon et à l’antipyrine. Cette fièvre continue à recrudescences vespérales parfois très marquées, est accompagnée de très abondantes transpirations nocturnes qui fatiguent beaucoup le malade. L’amaigrissement s’est accentué depuis trois semaines, en même temps que la toux devenait plus fréquente et s'accompagnait d'une expectoration surtout muqueuse. Ces symptômes avec les antécédents hémoptoïques et la constatation de bacilles dans Îles crachats qui avait été faite jadis, faisait craindre au malade et à son entourage la tuberculose pulmonaire. Devant ces symptômes et renseignements impressionnants, nous: ne pouvons nous-mêmes, malgré des signes stéthoscopiques très peu nets, nous défendre de partager les craintes du
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malade et de sa famille. Néanmoins un examen des erachats homogénéisés étant resté négatif, nous sommes incités par la constatation d’une augmentation de volume du foie qui débordait de deux travers de doigt le rebord costal, était lisse, indolore et de consistance normale à orienter notre diagnostic dans le sens de la syphilis.
La rate ne paraît pas grosse, les urines sont normales, il n'y a point d’ictère, ni lésion cutanée ou muqueuse ; mais la syphilis ne fait pas de doute, le malade nous en donne les détails signalés plus haut. Le Wassermann est
positif.
24 octobre 1920 : Le malade reçoit à deux heures une
première dose de © gr. 13 de cyanure de mercure en injection intraveineuse ; à six heures il est pris de très violents frissons et sa température, qui, à cinq heures, était à 38°, atteint pour la première fois 40°3 et reste à ce degré toute la nuit. |
25 octobre : Température à 37°3. Nouvelle injection de 0,01 centigr, de cyanure qui n'est Suivie ni de frisson, ni
de réaction fébrile.
26 octobre : Température à 38°4 ; 0,015 de cyanure, ni
frisson, ni réaction fébrile.
27 octobre : Température 37°8 ; oo1 de cyanure; aucune réaction. |
28 octobre : Température 36°3 ; oo1 de cyanure.
29 octobre : Température 36°6 ; pas d'injection.
30 octobre : Température 36°8 ; oo1 de cyanure.
Après cette série de six piqüres mercurielles, le malade est soumis au traitement arsenical À doses progressives qu'il tolère parfaitement sans qu'à aucun moment depuis
près de cinq mois sa température, définitivement tombée à
1 Lost
1 la normale après la quatrième piqüre, ait dépassé 37°. È À aucun moment non plus, son foie très diminué de volume É après la sixième piqûre de novarsénobenzol n’a présenté, ; en dépit de la réaction de Herxheimer consécutive à la # première injection mercurielle, le moindre signe d’hépato È récidive. Le malade a reçu en près de quatre mois une 3 dose totale de 8 grammes 50 de novarsénobenzol : il a ; engraissé de 8 kilogs en trois mois.
4 OBSERVATION VIII = : (M. WAHRAM)
4 M. A, âgé de quarante ans, natif de Fort-de-France (Martinique), a eu des accès de paludisme jusqu'à l’âge de vingt-trois ans.
Depuis 1900 il vivait en Belgique et en France sans avoir plus d'accès fébriles : en 1906 il a eu un chancre induré de la verge et a été traité par des frictions à l’onguent
mercuriel. I1 se présente à la consultation de Baucicaut au mois d'octobre 1916 pour des accès fébriles se répétant tous les jours vers trois heures ou quatre heures, et se terminant vers onze heures ou une heure du matin : les
à . accès débutent par un frisson, puis vient de l'hyperthermie
et enfin une forte transpiration ; ce début de la maladie remonte à vingt-cinq jours.
La rate est volumineuse et sensible et le foie déborde les fausses côtes d'un travers de doigt. On constate une
adénopathie inguinale et cervicale. Le malade se plaint
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de céphalée, n’a pas d’appétit, maigrit -sensiblement et He peut plus travailler. ER
L'examen hématologique ne montre pas d' hématozoaires. La réaction de Wassermann est fortement positive. SES
Nous lui faisons quotidiennement des injections intra veineuses de deux centimètres cubes de sulfhydragyre ;dès les. premières piqüres l'état général s'améliore et le malade reprend bientôt sa vie normale. É
. , - . * % (L'auteur ne donne point d'autres renseignements).
OBSERVATION IX S A | ; (M. LEJARS)
La malade avait une trentaine d'années, ne. utérique, elle souffrait depuis six mois de douleurs intenses, se répétant par crises, dans la région soushépatique.
Ces crises s'accompagnaient de hrusques ascensions thermiques, 38°, 39° et au cours des dernières semaines la fièvre reparaissait chaque soir. Sous le bord inférieur du foie, dans la zone vésiculaire, on percevait et l'on voyait même, soulevant la paroi amincie, une masse vaguement :
arrondie, grosse comme une orange, de consistance ferme CSA et sensible au palper. SRE. FES ltait-ce une cholécystite calculeuse avec péricholécystite? |
J'y ai pensé d'abord. J'intervins et je découvris une tumeur blanchâtre, dure, occupant le bord intérieur du foie et la partie adjacente de la face convexe. Cachée au À a
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dessous la vésicule était toute normale. Sa surface hépatique ne présentait aucun autre point suspect.
Quelle était la nature de cette tumeur ? | Fe
L'indication, l'aspect bosselé, les accidents signalés tout à l'heure, l'amaigrissement me firent admettre qu'il s’agissait d'une tumeur maligne. J'ajoute que l'examen et l'interrogatoire le plus minutieux n'avaient révélé aucune trace de syphilis.
Je fermais le ventre et je portais le pronostic le plus sombre. ; |
Eh bien, l'état général et local s'améliore peu à peu et
le traitement spécifique acheva la guérison.
Dix ans plus tard, mon ancienne opérée venait me rapporter une gomme du tibia, qui fut reconnue tout de suite et guérie très vite par le traitement. s
Depuis lors nulle autre manifestation ne parut.