‹ Contribution à l'étude de la syringomyélieChapitre 25 sur 63 · Westphal. Areh. f. Psychiatrie. T. V · texte numérisé non relu

Westphal. Areh. f. Psychiatrie. T. V

cavité. Klebs (i) et Krauss (2) ont signalé des nausées et des vomissements, troubles fonctionnels en rapport avec une irritation du glosso-pharyngien. C'est à l'altération de ce nerf, que l'on est en droit d'imputer les altérations du goût ; ainsi, dans ime observation de M. Grasset (3), le goût était aboli dans une moitié de la langue.

Les troubles de l'audition, bourdonnements d'oreilles, signalés par Schultze, doivent être mis sur le compte d'un envahissement du noyau de l'acoustique. Enfin l'irritation du nerf pneumogastrique peut être la cause d'accès de dyspnée, de mort subite, une des terminaisons possibles de la syringomyélie. On a également décrit des vertiges, des altérations de la voix avec troubles de la phonation, élévation de la température générale ; ce dernier symptôme, d'après de Renz et Wichmann serait un des bons signes de Tenvahissement de la moelle allongée. Westphal et Schultze ont signalé deux cas de paralysie faciale, que Grasset a également retrouvé chez son malade. Enfin il n'est pas rare de voir survenir des troubles dans la zone du trijumeau soit sous forme de névralgies, soit sous forme d'anesthésie. Nous avons déjà noté, en étudiant les troubles de la sensibilité la participation de la face à ces troubles et nous renvoyons à ce chapitre pour de plus amples détails.

A côté de ces faits, il convient peut-être de ranger la polyurie, signalée par Krauss et par Westphal : la malade de Krauss avait de la polyurie avec pollakiurie ; le malade de "Westphal avait une polyurie simple et rendait par jour environ cinq litres d'urine claire et peu dense. Malgré cet ensemble de symptômes indiquant un envahissement du bulbe, on a rarement l'occasion d'observer les signes d'une paralysie bulbaire; le plus souvent il n'y a qu'un état parétique. De plus, on a remarqué dans un certain nombre de cas, que ces troubles survenaient par accès, quelquefois brusquement, pour

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