Ilobold. Arnh. f. Psychiati-ie. T. XV
3. Eickholt. Arch. f. Psychiatrie. T. X. 1880. 4.iHallopeau. Gazette médicale de l'aria. 1870.
de strabisme interne. L'œil semble donc comme enfoncé dans l'orbite. Or, la physiologie permet encore de se rendre compte de ce phénomène: il y a un muscle à fibres lisses décrit par Millier, qui est paralysé par la destruction du grand sympatique au cou ; il ne peut donc plus s'opposer au refoulement du globe oculaire contre la paroi osseuse par l'action des muscles droits, qui devient prédominante.
Le syndrome, que nous venons de décrire : inégalité pupillaire, diminution de l'ouverture palpébrale, rétraction du globe oculaire, est précisément le résultat de la section du grand sympathique au cou ; il peut donc aussi indiquer une destruction du lieu d'origine, d'où proviennent ces fibres sympathiques ; il peut, par conséquent, contribuer à déterminer la localisation d'une lésion médullaire.
6° Symptômes dus à la propagation de la lésion à la moelle allongée
Nous aurons à énumérer dans ce chapitre une série de symptômes qui peuvent exister dans la syringomyélie et qui s'expliqueraient par l'extension de la lésion à la moelle allongée et à l'encéphale.
Parmi les complications que l'on peut attribuer à l'envahissement bulbaire, il faut signaler tout d'abord les troubles de la déglutition ; ils ont été notés dans les observations de Leyden (1) de Schultze, de Westphal (2). Dans une de nos observations (V. obs. Y), ces troubles étaient passagers, intermittents, survenaient par crises et déterminaient une sorte de spasme du pharynx qui rendait la déglutition impossible. On pourrait proposer pour expliquer ces faits la prolongation de la cavité jusque dans le bulbe ; quant à l'intermittence, elle serait produite par les variations de pression qu'exercerait sur les parties voisines le contenu liquide de la