Kahler. Prager med. Wochenschrift
« de cavités centrales dans la moelle, la cavité centrale « résulte d'une dilatation du canal central: la preuve en est « l'existence assez fréquente d'un revêtement épilhélial plus « ou moins complet de la cavité, môme lorsque celle-ci « occupe une situation anormale ou qu'elle est multiple. « Autour de ce canal central dilaté, si la maladie donne nais- « sance à des symptômes cliniques, il s'est surajouté un pro- « cessus destructeur du parenchyme nerveux, que je rattache, « provisoirement du moins aux processus inflammatoires « chroniques et que je range à côté de la sclérose vulgaire du « système nerveux central. »
Harcken (1) admet aussi que les cavités médullaires sont ou des dilatations du canal central ou des diverti cules du canal, qui peuvent devenir le point de départ des cavités, lesquelles s'agrandissent par la nécrose du tissu qui leur forme paroi.
Avec M. le professeur Charcot, nous dirons que l'hydromyélic est une simple malformation résultant de la dilatation du canal central; c'est une curiosité anatomique, dont l'histoire clinique est peu connue : il faut garder le nom d'hydromyélie pour désigner l'hydropisie ou autres dilatations du canal central, et réserver le mot de syringomyélie pour les cavités accidentelles qui peuvent se former au centre de la moelle, indépendamment du canal central.
La syringomyélie, existant indépendamment de l'hydromyélie, a été attribuée à des altérations diverses du parenchyme médullaire : ce sont ces théories, que nous proposons de passer rapidement en revue.
Erb, Leyden, Stadelm :nn (2), ont admis que la cavité pouvait être la conséquence d'un foyer d'hémorragie ou de ramollissement médullaire.