‹ Contribution à l'étude de la syringomyélieChapitre 5 sur 63 · Leyden. Archives de Virchow. T · texte numérisé non relu

Leyden. Archives de Virchow. T

les caltérations spinales, qui pouvaient coexister avec l'iiydromyclic, n'étaient que des lésions secondaires.

Hallopeau (1), en 1809, envisagea la question d'une façon différente, et, le premier, montra que certains processus de myélite pouvaient aboutir à la formation d'une cavité : l'altération de la moelle, la sclérose pcri-épendymaire était primitive, la cavité ne se formait que secondairement.

La question se compliqua encore davantage, lorsqu'on décrivit dans la moelle des cavités indépendantes du canal central et ne communiquant pas avec lui. Simon (2), dans un travail fort intéressant, paru en 187S, eut l'occasion d'étudier un certain nombre de ces cas; il fut frappé de la coïncidence de ces cavités intra-méduUaires avec des tumeurs vasculaires, auxquelles il donna le nom de glionies télangiectasiques: la cavité résultait, d'après Simon, du ramollissement de ces gliomes et de la résorption des éléments dégénérés.

Pour éviter la confusion, à laquelle donnait lieu le mot hydromyèliej Simon proposa de réserver le mot hydromyélie à la dilatation et à l'hydropisie du canal de Tépendyme, affection en tout comparable à l'hydrocéphalie, et de reprendre le mot syyingomyélie pour désigner les cavités et productions kystiques que l'on peut rencontrer dans la moelle indépendamment du canal central.

A la môme époque parut un travail de Westphal (3), dont les conclusions concordèrent avec celles de Simon. Il y avait donc trois manières différentes d'envisager la question :

1° Avec Virchow, Leyden, la syringomyélie était le reliquat d'une hydromyélie ancienne.

2° D'après Hallopeau, la syringomyélie était consécutive h, une myélite périôpendymaire.

3" Simon et Westphal ont établi que la cavité pouvait résulter de la fonte d'une tumeur gliomaleuse et être indépendante du canal central.

\. Hallopeau. Gazette Médicale de Paris 1870.

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