CONCLUSIONS
1° La syringomyélie par gliomatose médullaire, qui a été plus spécialement le but de ce travail, doit avoir aujourd'hui sa place marquée dans le cadre nosologique des affections spinales.
2° Elle se traduit cliniquement par des troubles particuliers de la sensibilité, consistant en analgésie et en thermoanesthésie avec persistance de la sensibilité tactile, par de l'atrophie musculaire, qui le plus souvent affecte la forme du type Aran-Duchenne, par des troubles trophiques variables à l'infini.
3° Grâce à cette symptomatologie, la syringomyélie peut être diagnostiquée; ce diagnostic a d'ailleurs été plusieurs fois vérifié à l'autopsie.
4° Anatomiquement, la seule variété de syringomyélie bien connue au point de vue clinique, c'est la gliomatose médullaire, c'est-à-dire une lésion spéciale à la névroglie que nous considérons comme différente du tissu conjoncti par son origine et par ses réactions histo-chimiques.
5° La syringomyélie par gliomatose aboutit d'ordinaire à la formation d'une cavité centrale, considérable, occupant une grande étendue de la moelle, et simulant l'hydromyélie avec laquelle elle a été jadis confondue.
6° Le gliome de la moelle s'excave : le fait est indéniable ; mais nous ignorons encore le pourquoi de l'excavation. Que le gliome soit excavé ou non, il donne lieu à la même symptômatologie.