OBSERVATION VII
(recueillie dans le service de M. HüTINEL.)
Coqueluche moyenne. — Accès fébrile double au début de la periode d'état. — Vingtjours après, autre accès unique plus intense de vingt-qualre heures. — Pas de signes stéthoscopiques.
Marcel M..., deux ans et demi.
Eruption de rougeole à la fin d'octobre 95.
Trois semaines plus tard, le 47 novembre, apparaissent des quintes de coqueluche, en même temps que cesse le léger état fébrile qui avait marqué
la période prodromique.
Le 24, il se fait une poussée fébrile brusque ; la température s'élève à 3901 et retombe aussitôt. Le lendemain soir, nouvelle ascension aussi éphémère. L'auscultation ne donne rien. Les quintes n’ont pas subi de modifications sensibles ; on en compte huit à neuf dans les vingt-quatre heures.
ÉSSNSEELEE
Le PE ES Se] | [4 — En
WT M
DR
ME Le 14 décembre autre accès, mais unique et plus intense; le thermo-
36° [ILE perdre] \ III LCE mètre monte dans la journée de 37,1
à 40, et ne marque plus le lendemain matin que 3803. Pas plus de
Pa)
signes quetla première fois. IL y a eu cinq quintes, une ‘de plus que les jours précédents et suivants.
La fièvre ne reparaît qu'au mois de janvier à l'occasion d’une varicelle et d’une angine avec adénopathie sous-maxillaire. Au com mencement de février, les quintes, comme la fièvre, ont disparu.
OBSERVATION IX (Recueillie dans le service de M. HuminEL.)
Coqueluche moyenne. — Période calarrhale avec fièvre légère. — Poussée fébrile durant 36 heures avec dyspneée el râles souscrépilants fins à la période d'état.
Paul R..., né le 2 octobre 1891.
A son entrée, le 10 août 1894, présente un peu de diarrhée jaune et les signes d’une bronchite légère: Les jours sui- ; vants le catarrhe bronchique continue, la toux | devient même plus opiniâtre et la fièvre s'allume. La température se maintient autour de 38, avec | des oscillations irrégulières.
Le 28, l’état fébrile n'existe plus, mais les carac- | tères de la toux ont changé et les quintes appa- | raissent.
Jusqu'au 31, rien d’anormal. On se trouve en présence d’une coqueluche de moyenne intensité. | Le 1er septembre, la température monte brusquement à 389 et le lendemain matin le thermomètre marque 39,
L'auscultation de la poitrine fait entendre, outre des râles de bronchite qui n’ont d’ailleurs jamais disparu, quelques râles fins. Il n'existe pas de véri- | table souffle ; mais la respiration est un peu rude, à et il y a 58 inspirations par minute. Tout porte donc à croire que l'enfant fait des accidents pulmonaires.
Le soir, la température est complètement tombée, ques très atténués,
A partir de ce moment, la fièvre ne reparaitra plus :la coqueluche suit son cours et l'enfant qui avait perdu de son poids pendant la période catarrhale augmente d'une façon régulière.
Le octobre, il n'y a plus que deux quintes et l’état général est très satisfaisant.
Le traitement suivi a 6t6 le même pendant presque toute la durée, de la maladie : cataplasmes sinapisés et sulfate de quinine, 0,75 centigr Vers la fin seulement, la quinine a été remplacé par
l'antipyrine.
OBSERVATION X (Recueillie dans le service de M. HOUTINEL.)
Coqueluche moyenne. — Trois accès fébriles successifs et d'intensité progressivement décroissante. — Dix jours plus tard, nouvel accès unique analogue au premier.
Suzanne D.. , née le juillet 1894.
Eutre le 14 décembre 1875, venant de la crèche, pour une éruption de rougeole dont l’évolution n'offre rien de particulier.
Un mois plus tard. le 43 janvier, apparaissent des quintes dont le nombre oscille entre cinq et neuf par 24 heures.
Depuis la défervescence de la rougeole, la fièvre n’a pas reparu, sauf dans la dernière semaine de janvier pendant laquelle on constate un léger état fébrile ne dépassant pas 38.
Le 1 février le thermomètre marque 3608 le matin, mais le soir il est à 3803 et la température s'éléve pro- | vressivement pour atteindre 3907 le len-
demain soir. L'auscultation pratiquée à
ce moment révèle seulement quelques râles de bronchite disséminés. L'enfant
PARoo ne
est abattue, sa respiration est difficile. On lui applique des cataplasmes sinapisés.
Le lendemain matin'la température est tombée à 3709 et le soir à 870.
Le 5. Nouvelle poussée analogue mais plus faible (38°6.)
Le 7. Troisième poussée moins intense encore (38), suivie d’une période apyrétique d'une dizaine de jours.
Le 18, la température s’élève de nouveau subitement à 3903 pour redescendre progressivement en deux jours, sans qu'on ait constaté plus de signes stéthoscopiques,
À partir de ce moment la maladie suit sa marche habituelle et prend fin vers le milieu d'avril.
OBSERVATION XI (Recueillie dans le service de M. HuTiNEL..)
Coqueluche à la periode du déclin. -- Accès fébrile intense sans signes physiques, suivi de la réapparition des quintes.
Victor M..., enfant de deux ans et demi, est | en convalescence d’une coqueluche de moyenne intensité.
Les quintes, après avoir cessé une première fois le 25 septembre 1895, ont repris pendant une quinzaine de jours au mois d'octobre, depuis, la toux reste fréquente, mais l’état général est bon et il n’existe qu'une fièvre insignifiante.
Le 18 novembre, tout d’un coup, sans cause appréciable, la fièvre s'allume et dans l’espace d'une nuit, la température s'élève de près de trois degrés, le thermomètre qui était le soir à 3705 | marque 4002 le matin. Il monte encore dans la journée et atteint 4009 le soir. À l'examen de la poitrine, on ne trouve rien qui puisse expliquer une pareille température. |
La défervescence est d’ailleurs presque aussi | rapide sans qu'on ait donné autre chose comme nn ct traitement que des cataplasmes sinapisés et 0,40 PA 5; centigr. de sulfate de quinine. |