OBSERVATION I
(Recueillie dans le service de M. le docteur Hurinez. Coqueluche très légère. — Fièvre intense à la période citarrhaie.
Jeanne L..., 18 mois. Entre le 30 octobre 1894 avec une toux violente et une fièvre intense. Le thermomètre marque 381. On constate à l’auscultation des signes de bronchite disséminés.
Les trois jours suivants, la fièvre continue avec rémissions matutinales prononcées, Elle atteint 3899 le 1er novembre, mais le 4, la température tombe définitivement.
Le 7, la toux à pris nettement le caractère quinteux et malgré ces prodromes assez inquiétants, la coqueluche va être essentiellement bénigne.
Le 22, l'enfant qui n'a eu la veille qu’une seule quinte, peut être rendue à ses parents.
Dans l’hypercoqueluche enfin, la fièvre comme la bronchite, est toujours intense avec dyspnée, frissons, pouls très fréquent, sans qu’il existe de complications pulmonaires Il ne faut pas se dissimuler cependant que cette forme suit une marche san$ cesse ascendante et qu’elle aboutit presque fatalement à la mort, soit par le fait des complications dont nous parlons, soit par les progrès mêmes de l'infection.
IT. Température à la période spasmodique. — Toutes les remarques que nous avons faites à propos de la période précédente pourraient s'appliquer à celle-ci. Les
opinions en apparence contradictoires qu’on constate dans les auteurs s’y expliqueraient de même et la fièvre s'y rencontre dans des conditions analogues, c’est-à-dire liée à l'élément catarrhal. Mais lorsqu'apparaissent les quintes caractéristiques, la bronchite du début tend à dis-
. paraître et sa disparition entraîne la chute de la température, Elle ne persiste avec une certaine intensité que dans les formes très inflammatoires, chez les tous jeunes enfants ou dans l’hypercoqueluche. En dehors des complications, c’est donc daus ces cas, d’ailleurs rares, qu'il existe de la fièvre et comme dans la période prodromique, elle revêt alors le type remittent avec exacerbations vespérales.