INTRODUCTION
Si l'on cherche dans les traités classiques, on ne trouve presque pas de documents sur la question qui nous intéresse. VarNier dans son obstétrique journalière dit à l’article « fièvre du travail » : KroniG établit d'abord, par des arguments théoriques et par des faits positifs, que la prétendue fièvre fonctionnelle du travail est en réalité une fièvre de résorption ; elle est due à l'infection plus ou. moins rapide, après la rupture des membranes, du/liquide amniotique, normalement vierge de germes, mais que - expérimentation in vitro à montré être un excellent milieu de’ culture pour le streptocoque, le staphylocoque, “et le bactérium coli.
Dans vingt et un cas de fièvre de travail, ou il s'est: ‘attaché à rechercher l'agent septique pyrétogène, il n'a rencontré qu'une fois le streptocoque en culture pure. Le
0e, < liquide amniotique n'ofïtrait ni mauvaise odeur, ni signes | {
de décomposition S
où
En ADS
Quelle peut être la cause de cette fièvre ? La localisation intra-ovulaire dé l'agent septique, l'impermèabilité des membranes qui protègent encore la caduque rendent improblable l'hypothèse d'une migration vasculaire précoce du streptocoque. |
Mais le streptocoque, tout co nme les autres micro-orga-
nismes pyogènes ou producteurs de putréfaction, est capable, en se développant dans le liquide amniotique, d'y donner naissance comme dans le bouillon (Roger) à des toxines. En produit- -il assez pour influencer le centre régulateur de la température ? KeroxiG le croit. Cette hypothèse est rendue très vraisemblable par la chute brusque, et souvent immédiate, de la courbe thermique après l'évacuation de l'utérus, mais tout n'est pas dit pour cela ; car. à cette intoxication du travail pourra succéder et succède fréquement, au cours des suites de couches, une infection streptococcique de la caduque.
KRronIG a constaté, en effet, que dans le cas d'infection
du liquide amniotique débdane le travail, l'infection post
partum est de même an an de fait, dans le cas en. question, la parturiente a süccombé le trente- deuxième jour à une streptococcie généralisée (arthrites suppurées étés. ). L'enfant avait succombé douze heures après sa naissance à une double pneumonie streptococcique. RIBEMONT- DESSAIGNES et G. Lepage dans AU précis d'obstétrique au sujet dela température du ANAL
ont écrit : la température après l'accouchement HE doit
pastis la normale ; lorsque ne
Ne
quelque peu laborieux, surtout chez les primipares, elle s'élève de 5 à 8 dixièmes de degré pendant les douze heures qui suivent l'accouchement. Généralement cette élévation existe déjà au moment de la délivrance ; elle résulte du travail musculaire qui se produit pendant la période de dilatation et surtout pendant la période ‘d'expulsion, « cette hyperthermie dépend
beaucoup de l'heure du jour ou de la nuit à laquelle s'est
fait l'accouchement. L'élèvation de la température pendant
les douze premières heures des suites de couches est
surtout évidente quand elle coincide avec celle qui se produit. chaque jour vers le soir de quatre à huit Heures par exemple. TaARNIER et Bupin ». Pendant les jours qui suivent, la température reste normale, en présentant
seulément. une élévation de deux à cinq dixièmes de degré
le soir. Il est assez commun d'observer pendant les quatre
ou cinq premiers jours qui suivent l'accouchement, une température qui, tout en étant plus élevée le soir que lei. matin ne dépasse pas 37 degrés. Ce n'est que vers le cinquième ou le sixième jour que la température remonte à la normale 37,2. Il est rare que chez une accouchée bien portante, la température atteigne ou dépasse 37,5 de telle sorte qu’à moins de cas exptionnel, c'est à dire de femme
chez laquelle la température axillaire est normalement
supérieure à 37,9, il faudra considérer comme l'indice d'une
complication légère ou comme le début d'une infection
pouvant devenir sérieuse toute température dépassant 37,5.
Comme travail original, nous ne trouvons que celui de ee |