‹ Contribution à l'Étude de la Thérapeutique des Obésités par les AmphétaminesChapitre 27 sur 27 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous nous somms attachés dans cette thèse à montrer que lamphétamine agissait sur l'obésité par des mécanismes essentiellement différenffts de ceux des autres thérapeutiques, et beaucoup plus pathogéniques. Son action porte surtout sur les centres nerveux supérieurs. Elle influe sur l’appétit, qu’elle modère; sur les facteurs affectifs et sur le psychisme, qu’elle améliore; sur le métabolisme des lipides qu’elle stimule, et sur celui de l’eau.

La posologie et la conduite du traitement offrent quelques variations avec les divers auteurs. On peut en dégager quelques lignes principales

"Doses progressives, pour tâter la sensibilité du malade, et dégressives.

Doses de 15 à 40 mgr. par jour en moyenne pour lé produit racémique, de 10 à 30 mgr. pour le produit dextrogyre.

Prises fractionnées, 1/2 heure à 1 heure avant les repas pour obtenir l2 maximum d’effet sur l'appétit, et jamais après 15 heures pour éviter l’insomnie.

Cure de 6 à 8 semaines, à renouveler, si besoin est, apres quelques mois de repos.

Surveillance et neutralisation des quelques troubles bénins pouvan: survenir.

La supériorité de l’un des deux produits, racémique ou dextrogyre, n’est pas démontrée. Les résultats sont superposables avec l’une ou autre forme. L’action qui compte dans l’obésité est l’action centrale. Il est possible pourtant que l’action périphérique influe en ce qui concerne la rétention d’eau. Le choix pour le moment ne repose sur aucun critère précis. Il faut retenir que, pratiquement, on peut essayer de substituer l’un à l’autre, ou encore utiliser la méthylamphétamine, en cas d’intolérance.

Les avantages pratiques du traitement sont multiples: amaigrissement rapide et substantiel dans un pourcentage de cas supérieur à celui des autres méthodes; efficacité dans toutes les formes d’obésité; bonne tolérance et application possible à des sujets âgés ou en état d’infériorité physique; commodité du traitement qui reste compatible avec une activité normale.

L'’amphétamine associée au régime hypocalorique mérite donc la première place et constitue actuellement le traitement de choix

des obésités. Ce n’est pas dire qu'il faille rejeter en bloc tout autre moyen, et on pourra souvent trouver avantage d'associations médicamenteuses, simultanées ou successives.

Mais il ne faut pas se leurrer d'illusions. Il est hasardeux en matière d’obésité, de parler de guérison.

Une cure d’amaigrissement n’apportè qu’une solution provisoire Il importe que l’obèse adopte et maintienne avec persévérance des conditions de vie nouvelles plus conformes à ses exigences physiologiques fondamentales.

Vu : Le Président de Thèse, SENDRAIL.

Vu : Le Doyen, Pour le Doyen, l'Assesseur, BRUSTIER.

Vu et permis d'imprimer.

Toulouse, le 16 juin 1950.

Le Recteur, à DOTTIN.

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