Action sur le métabolisme basal. Les constatations des
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auteurs sont extrêmement disparates. Plusieurs affirment que le M. B. s'élève après un traitement prolongé (KALB). LAGEN, SOLEY et LEAKE l'ont trouvé élevé, mais dans des cas trop peu nombreux pour en tirer des conclusions précises.
MOLITCH et POLIAKOFF ont trouvé que de fortes doses (40 mgr.), chez de jeunes garçons, tendaient à accroître le M. B.
BEYER expérimenta sur 8 sujets, avec des doses de 30 mgr. de benzédrine. La consommation d'oxygène croissait rapidement, jusqu’à un maximum situé 1 h. 30 après l’ingestion du produit. La moyenne de l'accroissement de la consommation d'oxygène à ce point culminant fut de 13 %. Le plus fort accroissement obtenu fut de 30,5 %. La courbe du M. B. redescendait ensuite lentement, et était encore au-dessus de la normale au bout de 7 à 8 heures. Le lendemain matin, le M. B. était normal, ou légèrement diminué.
TAINTER étudia l'influence de la benzédrine sur la consommation d'oxygène chez le rat. Dans une première série d’expériences, il calcula le métabolisme total pendant une durée de 7 heures. La combustion d'oxygène fut nettement augmentée, le métabolisme, pour des doses de 8 à 10 mgr. par kilo, n'étant pas encore revenu à la normale au bout de 7 heures. Cette combustion atteignait son maximum à la deuxième heure après l'injection. Les résultats sont résumés dans le tableau Il. Ils sont conformes à ceux trouvés par d’autres auteurs, tels que VAN WINKLE; DELAU- NOIS et MARRI; KLEITMAN, DILL et ses collaborateurs.
TABLEAU I Métabolisme moyen pendant. Métabolisme total moyen Doses de B la 2ème heure pendant 7 heures
en mgrpar| En millilitre | En % par | En millilitre | En 4 par
Kg d’02 pour | rapport au d'02 pour rapport au Re 100 cm2 contrôle 100 cm 2 contrôle 1 101,4 + 20 ODA +. 64 2 113,6 34,4 653,4 14,2 4 138 N163:3 0974 32,7 6 114,4 35 4) 716,6 25,2 8 129,7 53,5 811,3 41,8 10 122,6 45,1 815,7 42,5
Contrôle 84,5 572,3
Dans une autre série d'expériences, TAINTER calcula la consommation totale d'oxygène des 24 heures, et ceci pendant des semaines. La benzédrine fut mélangée à la nourriture des rats à raison de 0,01 à 1ÿ2 mgr. par gramme, donnant des doses quotidiennes de 0,63° à 99,6 mgr. par kilo. Les rats vécurent en chambre métabolique pendant 90 jeurs. Or, il n'y eut pas augmentation du métabolisme total des 24 heures, sauf si les doses étaient colossales, 50 mgr. par kilo et davantage. Il semble donc que, s’il y a accroissement du métabolisme pendant quelques heures après la prise du médicament, il soit compensé par une. diminution secondaire. SEARLE et BROWN arrivent aux mêmes conclusions. Ces faits expérimentaux peuvent expliquer dans une certaine mesure les divergences des constatations cliniques.
Nombreux sont en effet ceux qui n’ont pas noté de variations du M. B. au cours de leurs traitements (ROSENTHAL et SOLOMON; NATHANSON; MAY et NETTER, etc...). Les variations notées par MYERSON et LOMAN sont insignifiantes.
L'opinion éclectique de DAviborr et REIFENSTEIN, selon laquelle le M. B. pourrait être influencé suivant les cas en plus ou en moins (la première éventualité étant la plus fréquente), mais toujours dans des limites très faibles, semble rendr: compte de ce qui se passe en réalité.
De même, la température pourrait être légèrement augmentée ou diminuéc.