‹ Contribution à l'Étude de la Thérapeutique des Obésités par les AmphétaminesChapitre 6 sur 27 · TABLEAU Î · texte numérisé non relu

TABLEAU Î

> T. À. au-dessus de 130 mm. de Hg 16 cas

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T. À. au-dessous de 130 mm. de Hg

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Les doses étaient de 40 megr. chez les sujets âgés où ayant une tension systolique supérieure à 130 mm. de mercure, et ‘'e 60 mgr. chez les autres. D’après ces auteurs, il semble que ja T. A. diminuerait plutôt lorsqu'elle est initialement élevée.

CAVENESS a étudié l’action de la benzédrine chez 23 sujsts de plus de 50 ans. Elle leur fut administrée pendant !4 semaines, à doses progressives, atteignant 30 mgr. pendant les 6 dernièr:s semaines. La maxima s’éleva de plus de 10 mm. seuiement chez 6 sujets (la hausse atteignant 50 mm. chez l’un d'eux). Elle baissa de plus de 10 mm. chez 4 sujets.

Les auteurs qui ont appliqué la benzédrine au traitement de l'obésité n’ont remarqué qu’une élévation tensionnelle très inconstante, et en tout cas, modérée. ALBRECHT, dans 30 % des cas, a noté une augmentation moyenne de & mm. sur Ja maxima Re dans 25 % des cas, une baisse tensionnelle a accompagné l'amaigrissement. NEUVEGLISE, avec l’amphétamine dextrogyre ne note d’hypertension artérielle dans aucun cas, mais au contraire une baisse parallèle à la chute de poids, chez les obèses hypertendus De même May et NETTER ont vu des baisses de 10 à 30 mm. chez leurs obèses. ROSENBERG, PELNER, et bien d’autres ont Dre remarqué cette baisse tensionnelle proportionnelle à la baisse pondérale.

Ainsi, lamphétamine est, en règle générale, hypertensive. Mais

c'est une règle qui souffre de nombreuses exceptions, et, pas plus que les autres médicaments neurotoniques, celui-ci n’a d'effets rigoureusement constants. Entre en jeu pour une grande part l’état de l’organisme récepteur.

C’est ici l’occasion de signaler que toute la série de ces amines hypertensives, expérimentalement, provoque le phénomène de la tachyphylaxie, comme l’a montré HAUSCHILD en 1938 pour l’éphédrine et pour la pervitine. L'organisme ne répond pas de manière constante à l’action répétée de l’amphétamine, et par injections . successives, son action hypertensive peut être diminuée, ou même inversée. ULRICH et BRUCH ont observé que lors d’un traitement prolongé par la benzédrine peut se développer une tolérance à l'effet pressii.

2. Ejjets sur la tension. veineuse. Le sympathique, capillaroconstricteur, diminue la T. V. en augmentant la perte de charge entre arières et veines. Pour Bocxk, la benzédrine détermine d’abord une baisse de la T. V., suivie d’une élévation secondaire. Chez leurs obèses traités par le composé dextrogyre, MAY et NET- TER constatent une baisse de la T. V. précédant toute baisse de poids (La T. V. des obèses est généralement élevée au-dessus de

é cm. d'eau).

3. Effets sur la circulation périphérique. Tous les auteurs ent pour reconnaître à ’amphétamine une action vasoconstrictive périphérique. Rappelons qu’à ses débuts, la benzédrinc fut employée par SCARAN9, par BERTOLET. Comte vasoconstricteur et décongestionnant local au niveau de la muqueuse nasale.

4. Sur ia râte, l'amphétamine agit comme l’adrénaline, en provoquant sa contraction.

5. Effets sur les reins. Si l’'amphétamine provoque une vasoconstriction périphérique, elle provoque au niveau du rein de la vaso-dilatation. ROSENTHAL et SOLOMON, sans en donner confirmation, lui ont supposé une action diurétique. DAVIDOFF et REIFENSTEIN ont observé, suivant les cas, de la polyurie ou de l’oligurie. WaAUD, à des doses énormes, détermine une polyurie immédiate suivie d’oligurie. Avec SOLLMANN, il faut probablement conclure que lPamphétamine, comme les autres sympathomimétiques, a sur le débit urinaire des effets variables.

6. Effets sur le cœur. Pour la plupart des observateurs, il y a tachycardie, allant de pair avec l'hypertension (PEOPLES et Gurr- MANN). Pour d’autres, le pouls est tantôt accéléré, tantôt ralenti, et ces variations ne sont pas forcément dans le même sens que celles de la T. A. (DAVIDOFF et REIFENSTEIN). D'autres enfin notent le plus souvent de la bradycardie (LEVENT et SPRENGER). Dans les deux tiers des cas, soit par injection, soit par ingestion, MYERSON et ses collaborateurs ont vu la benzédrine provoquer de

la bradycardie, le ralentissement pouvant aller de 4 à 25 pulsations par minute. Sur 18 malades, ils ont vu :

Pouls ralenti dans 12 cas.

Pouls inchangé dans 4 cas.

Pouls accéléré dans 2 cas seulement.

Mais MYERSON fait remarquer que si, d’une façon générale, la benzédrine ralentit le cœur, elle l’accélère si elle est associée à l’atropine. Ainsi sans doute influe ici aussi l’état de neurotonie du sujei.

L’électrocardiogramme ne semble pas être altéré. Il ne le fut pas chez les sujets âgés qu'étudia CAVERNESS, il ne le fut pas dans le cas d'intoxication aiguë rapporté par APFELBERG, ni chez le sujet de WaAUD qui, à 8 reprises, reçut des doses de l’ordre de 500 mgr. Dans tous les cas, il ne manifeste que les troubles du rythme lorsqu'ils sont présents.

7. Effets sur le liquide céphalo-rachidien. I y a élévation de pression du L. C. R. de l’ordre de 25 à 40 mm. d’eau, partois davantagc. Le maximum de l'hypertension rachidienne semble correspondre au maximum de l'hypertension artérielle. Cette action de la benzédrine sur le L. C. R. semble indiquer une modification circulatoire cérébrale dans le sens de l’hyperhémie.

8. Effets broncho-pulmonaires. HARTUNG et MUNCH, ALLES et PRINZMETAL, montrèrent que la benzédrine avait une action broncho-dilatatrice chez le chien. BiNET et BURSTEIN, enregistrant l2 tonus pulmonaire du chien endormi, ont conclu que, par voie intraveineuse, elle est sans action sur les muscles broncho-di'atateurs. En aérosol, elle’ a une faible action protectrice vis-à-vis des substances broncho-constrictrices (acétylcholine, histamine).

G. GuILLOT-URBAIN et M"° BEAUVALET expérimentèrent sur le cobaye. Quelle que fut la technique utilisée, en aucun cas a henzédrine ne se révéla comme broncho-dilatatrice ni comme broncho-spasmolytique.

Chez l’homme, en administrant la benzédrine en aérosol a très faible dose, de façon à avoir une action purement locale sur le tractus respiratoire, DAUTREBANDE obtint les résultats suivants : ralentissement du rythme, qui peut atteindre 4 ou 3 mouvements par minute; augmentation du volume de chaque inspiration; diminution du débit pumonaire horaire; augmentation du volume re$: piratoire utile, c'est-à-dire de la surface d’hématose, à tel point qu'il y a diminution de la tension de CO* dans l'air alvéolaire et augmentation du CO dans l'air expiré. Si la benzédrine est administrée à dose suffisante pour agir sur les céntres nerveux, il y a au contraire accélération du rythme respiratoire. Mais en pratique, et aux doses thérapeutiques habituelles, les auteurs ne fStent aucune modification respiratoire.

9. Effets sur le tube digestif. L’amphétamine est généralement

considérée comme un antispasmodique gastro-intestinal, entraînant un ralentissement de la digestion. Ce sont là les se LE de SLEETH et VAN LIERE, de SANGSTER et GROSSMAN, de SMITH et CHAMBERLIN, de MYERSON et RITVO.

Ces derniers ont observé radiologiquement que, en cas de spasme colique, l’absorption per os de benzédrine amène un relàchement du spasme, la lumière du colon étant plus large et plus régulière, le lavement baryté pouvant être donné plus facilement, et gardé plus longtemps. Les résultats sont comparables au niveau de estomac et de l'intestin grèle. La benzédrine diminuz ou abolit les manifestations spastiques de tout le tractus gastro-intestinal en quelques minutes: le sphincter pylorique est relâché; le tonus gastrique est diminué s’il était exagéré, mais s’il était normal, il est peu modifié; l’activité péristaltique est diminuée, inchangée, quelquefois accrue; dans tous les cas, l’estomac s’évacue plus

rapidement que normalement; au niveau Gu grèle, la lumière est plus large, les ondes de contraction sont moins profondes.

De leurs expériences effectuées également sous examen radiologiaue, ROSENBERC et ÂRENS tirent des conclusions exactement opposées. Au niveau du gros intestin, les images radiologiques anrès benzédrine traduisent des effets pharmacodynamiques Variables et peu accentués. Cliniquement d’ailleurs, le traitement du spasr”® colique par la benzédrine ne leur a apporté que des résultats inconctants : 3 améliorations sur 12 malades, et 3 aggravafers

25 mêmes auteurs ont étudié l’action c'e 1? benzédrine sur la motilité gastro-intestinale du chien. Elle provoque un spasme du pylore, 15 minutes après son injection. Les contractions d2 l’estomac sont incapables de forcer le barrage pylorique, de sorte aue dans la plupart des cas la vitesse d'évacuation est ralentie, bien que, dans quelques cas, elle ait été accélérée. Le spasme pylorique s'accompagne d’un spasme de tout l’intestin grèle, bien visible radiologiquement lorsque la benzédrine est injectée 30 à 60 minutes après le repas baryté. Ces études faites chez le chien ont été confirmées chez l’homme dans deux cas : spasme pylorique et grèle, avec arrêt du transit gastro-intestinal.

Ces désaccords entre expérimentateurs rentrent dans le cadre de tous les effets antithétiques produits par la benzédrine au niveau des autres appareils. DIETRICH, d’études expérimentales sur des organes isolés d’animaux, conclut qu’en ce qui concerne les structures viscérales, l’ amphétamine n’est ni un véritable sympathicotonique, ni un stimulant musculaire typique. TAINTER appelle l'amphétamine un pseudo- ) DD ONeonIonE

Quoiqu'il en soit, il paraît certain que le transit digestif a plutôt tendance à être ralenti. Etudiant la vitesse de ce “transit chez . des rats, au moyen de nourriture marquée au carmin, TAINTER a

montré que des doses fortes du médicament, supérieures à 5 mgr. par kilo, allongeaient sensiblement la durée de la digestion, proportionnellement à la dose, et avec 100 mgr., il a obtenu un état occlusif pendant environ 14 heures. En injection sous-cutanée, le produit est actif à beaucoup plus faible dose, et 0,5 mgr. prolongent déjà le temps de.passage.

Au point de vue sécrétion, la benzédrine accroît l'acidité et paraît être peptogène, mais elle diminue la quantité du suc gastrique (MYERSON, RINKEL et D'AMESHEK).

10. Sur la vésicule biliaire, la benzédrine exerce également une action antispasmodique et hypotonisante, empêchant la chasse biliaire après un repas gras. |

11. Effets sur l'appétit. H est diminué de façon notable. Beaucoup d’auteurs mettent cette action sur le compte des perturbations digestives et du ralentissement du transit. Quelques-uns, à la suite de STORZ et KIRK, invoquent en outre l’action empêchante de la benzédrine sur l’hypoglycémie pré-prandiale (ROSENTHAL et SOLOMON).

En réalité, et comme l'ont démontré SANGSTER et GROSSMAN, l'effet dépresseur de lPappétit rentre dans le cadre des effets centraux. Ces auteurs ont étudié l’effet d’une injection sous-cutanée de 1/2 à 2 mgr. de d. amphétamine chez le chien normal, à la fois sur les contractions gastriques et sur la quantité de nourriture ingérée. S'il est exact que l’amphétamine modère parfois la contractilité gastrique, il n’y a pas de corrélation étroite entre ce fait et la suppression de lPappétit : celle-ci peut se produire a'ors que les contractions stomacales demeurent vives.

.. Dans d’autres expériences, ils injectent 5 à 10 mgr. du dérivé dextrogyre à des chiens dont l’estomac a été isolé par vagotomie. Sur cet estomac énervé, l’amphétamine n’a aucune action hypotonisante, mais la faim est quand même supprimée. Il s’agit donc d’une action centrale directe. HARRIS, IVY et SEARLE, de leurs études ;tirent les mêmes conclusions. Mais ayant remarqué que chez les sujets présentant de la boulimie consécutive à la loboto mie frontale, l’amphétamine entraîne une anorexie moins accusée que chez les sujets normaux, ils concluent que l’action du médicament porte non seulement sur le diencéphale, mais aussi sur le lobe frontal.

Ici encore, il n°y a rien d'obligatoire. PRINZMETAL et ALLES ont remarqué un accroissement de l'appétit chez certains sujets. Ceci se verrait dans 2 % des cas d’après ALBRECHT, alors que dans 10 % ,des cas l'appétit resterait inchangé. NATHANSON note : appétit diminué : 50 %, appétit augmenté : 9 %. Gwvn, lui, es une diminution nette de l’appétit que dans 39 % des

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